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Ciguatera : cette intoxication méconnue qui se cache dans certains poissons


Souvent évoquée dans les îles et les zones tropicales, la ciguatera reste largement méconnue du grand public. Pourtant, cette intoxication alimentaire peut provoquer des symptômes impressionnants et durables.


Par A. Belize - Publié le Mercredi 11 Février 2026 à 08:00

La ciguatera n’est ni une mode, ni une maladie récente. Elle existe depuis toujours, mais reste entourée d’un certain flou. Elle survient après la consommation de poissons contaminés par une toxine naturellement présente dans les récifs coralliens. Invisible, inodore et résistante à la cuisson, cette toxine peut transformer un simple repas en véritable épreuve pour le corps.

À l’origine de la ciguatera, on trouve une micro-algue qui se développe dans les eaux chaudes. Les petits poissons l’ingèrent, les plus gros les mangent à leur tour… et la toxine remonte ainsi toute la chaîne alimentaire. Résultat : ce sont souvent les poissons les plus imposants comme les mérous, barracudas, carangues, murènes, qui sont concernés.

Les symptômes peuvent apparaître quelques heures après le repas. Nausées, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales, mais aussi troubles neurologiques plus déroutants : fourmillements, démangeaisons, fatigue intense, sensations de chaud et de froid inversées. Chez certaines personnes, ces effets peuvent durer plusieurs semaines, voire plus longtemps, donnant à la ciguatera une réputation aussi sérieuse qu’inquiétante.

Ce qui rend cette intoxication particulièrement troublante, c’est son imprévisibilité. Le poisson peut sembler parfaitement frais, bien préparé, sans aucun signe suspect. Et contrairement à d’autres intoxications alimentaires, la cuisson ne protège pas : la toxine résiste à la chaleur.

La ciguatera concerne surtout les régions tropicales et subtropicales : Caraïbes, océan Indien, Pacifique, mais avec le réchauffement des océans, elle attire de plus en plus l’attention des scientifiques.

Il n’existe pas de traitement spécifique contre la ciguatera. La prise en charge repose sur le soulagement des symptômes et le repos. La prévention reste donc essentielle : éviter certaines espèces, se renseigner localement, ne pas consommer de gros poissons prédateurs dans les zones à risque.