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ll voulait des enfants, elle n’en voulait pas


Ils se sont aimés avec sincérité. Ils ont construit une relation solide, faite de projets, de complicité et d’avenir. Pourtant, une question essentielle a fini par tout remettre en cause : le désir d’enfant. Ou plutôt, l’absence de désir chez Sandrine, et son évidence chez Marc.*


Par Chloé Grondin - Publié le Jeudi 5 Février 2026 à 15:11

Ce sujet, souvent repoussé au début d’une histoire, surgit un jour avec force. Et quand les réponses divergent, il ne s’agit plus d’un simple désaccord, mais d’un choix de vie fondamental.

« Devenir père faisait partie de mon identité »
Marc, 37 ans, pensait que le temps ferait son œuvre. Au début de sa relation avec Sandrine, la question des enfants restait floue, presque abstraite. Ils parlaient de voyages, de carrière, de liberté. L’avenir semblait ouvert.

Avec les années, son envie de devenir père s’est affirmée. Il ne s’agissait pas d’une pression sociale, mais d’un désir profond, presque instinctif. Transmettre, accompagner un enfant, construire une famille faisaient partie de sa vision de l’amour et du futur. Face à lui, sa compagne, qu’il aimait profondément, ne partageait pas cette envie. Sandrine se sentait heureuse sans enfants, alignée avec une vie qu’elle avait choisie et assumée.

Marc raconte avoir longtemps cru qu’elle changerait d’avis, 8 années cependant n'ont pas réussi à la convaincre . Non par mépris de son choix, mais parce qu’il ne parvenait pas à concevoir que l’amour ne suffise pas à faire naître ce désir. Chaque discussion devenait plus lourde, chargée d’émotions, de frustrations et de silences.
Il se sentait partagé entre deux douleurs : celle d’imaginer une vie sans enfant, qui lui semblait incomplète, et celle de perdre la femme qu’il aimait.

Aimer sans pouvoir avancer ensemble
Avec le temps, l’incompréhension s’est installée. Marc confie s’être parfois senti égoïste de vouloir imposer son rêve, mais aussi invisible dans son propre désir. Pour lui, renoncer à la paternité aurait été une forme de renoncement à lui-même.
Il ne s’agissait pas de convaincre Sandrine ou de gagner un débat. Simplement d’accepter une réalité brutale : ils ne voulaient pas la même vie.

La séparation a été douloureuse, sans colère ni trahison, mais marquée par un immense sentiment d’échec. Celui d’un amour sincère qui ne suffit pas face à une incompatibilité aussi profonde.

Marc le reconnaît aujourd’hui avec recul. Il ne reproche pas à Sandrine son choix, mais il a appris que certains désirs ne se négocient pas. Il avance désormais avec la conviction qu’aimer quelqu’un, c’est aussi accepter de ne pas pouvoir le retenir quand les chemins divergent. 

*Prénoms d'emprunt