7 Magazine Réunion, L’actualité people et lifestyle à l’île de la Réunion
7 Magazine Réun
Actualité

Au large de l’Atlantique, la France intercepte un pétrolier lié à la « flotte fantôme » russe


La marine française a intercepté un pétrolier soupçonné de participer au contournement des sanctions visant les exportations pétrolières russes. Une opération stratégique qui illustre la bataille discrète mais intense qui se joue loin des champs de bataille ukrainiens.


Par A. Belize - Publié le Mardi 2 Juin 2026 à 11:00

Photo de abdo alshreef
Photo de abdo alshreef

Loin des regards, au cœur de l’océan Atlantique, une opération militaire française s’est déroulée ce week-end dans un contexte international toujours sous haute tension.

Dimanche matin, la marine nationale a procédé à l’arraisonnement du Tagor, un pétrolier placé sous sanctions internationales et soupçonné d’appartenir à ce que les autorités occidentales appellent la « flotte fantôme » russe.

L’annonce a été faite par Emmanuel Macron, qui a salué une opération menée en coopération avec plusieurs partenaires européens, dont le Royaume-Uni.

Pour Paris, l’objectif est clair : empêcher certains navires de contourner les sanctions économiques imposées à Moscou depuis le début de la guerre en Ukraine.

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, les exportations de pétrole constituent l’un des principaux leviers financiers du Kremlin.

Pour continuer à vendre son brut malgré les restrictions occidentales, Moscou s’appuierait sur une vaste flotte de pétroliers vieillissants, souvent enregistrés sous des pavillons étrangers et appartenant à des sociétés difficiles à identifier.

Ces navires naviguent parfois en coupant leurs systèmes de localisation ou en multipliant les changements de propriétaires afin d’échapper aux contrôles internationaux.

C’est cet ensemble de bâtiments que les autorités européennes désignent sous le nom de « flotte fantôme ».

Ces derniers mois, plusieurs navires soupçonnés de participer à ce système ont déjà été interceptés. En Méditerranée, la marine française avait notamment procédé à l’arraisonnement d’un autre pétrolier sous sanctions. Plus récemment encore, une opération coordonnée en mer du Nord avait permis l’interception d’un navire similaire avec l’appui des autorités belges.

Aujourd’hui, l’Union européenne a placé plusieurs centaines de navires sur liste noire dans le but de réduire les revenus tirés des exportations énergétiques russes.