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La case Camalon

Un petit bijou créole du 18ème siècle…


Cette demeure, véritable petit joyau de l’architecture réunionnaise, est avant tout une histoire de famille. Aldo Camalon en est aujourd’hui l’heureux propriétaire et veille sur celle-ci avec passion. Cette case datant de 1729 nichée au cœur des hauteurs de St Benoît ouvre exceptionnellement ses portes à 7Magazine pour un voyage dans le temps.


Par C.R. - Publié le Dimanche 19 Juillet 2009 à 14:50

La case Camalon
C’est en 1940 que le père d’Aldo Camalon fit l’acquisition de cette propriété qui hébergea auparavant d’illustres familles réunionnaises comme les Chatel, les Adam de Villiers, les Rivière. 12 000 M2 d’un splendide jardin tropical paré d’animaux rares, 40 hectares de terres encadrent cette merveille. Aldo et ses 7 sœurs sont tous nés ici et c’est tout naturellement que le seul fils de la famille reprendra la maison. Au fil des générations, des aménagements de confort ont été réalisés, notamment dans la cuisine, partie en dur de la maison, le reste de la case étant bien entendu tout en bois, fait d’essences précieuses. Au final c’est une maison créole quasi intacte du 18ème qui se présente, un vraie miracle de bon goût et de savoir-faire.

Un charme incroyable

La case Camalon
En 2007 la maison va connaître une aventure exceptionnelle, ayant été choisie parmi les plus belles maisons de l’Ile afin d’accueillir le tournage des «Mariés de l’Ile Bourbon». Ce film d’époque avait indéniablement trouvé son écrin. Pour les besoins du tournage, la toiture a même été habillée de bardeaux comme à l’époque. Avec ses pierres de lave la bordant et son carrelage en terre cuite, la varangue est déjà à elle seule un vrai décor de film. Le salon, meublé dans les tons de rose est un havre de paix et de bien être d’antan. La salle à manger s’impose comme une invitation aux grands déjeuners familiaux par sa simplicité et son raffinement à la fois. Les meubles ont été chinés chez des antiquaires, les tapisseries proviennent de copies uniques de grands musées métropolitains. Lors de la succession des parents Camalon, le mobilier a été partagé mais Aldo continue à arpenter les brocantes afin de préserver cet héritage unique. A l’étage, la chambre parentale est vrai musée et toutes les pièces, tout en bois, sont communicantes comme à l’époque. La salle de bain unique se trouve au rez-de-chaussée, il faut certes faire quelques concessions à la modernité mais point trop…

La case Camalon
Le parc est une autre passion du maître des lieux. Les arbres tricentenaires parent le jardin mais celui-ci est sans cesse replanté et agrémenté de fleurs. Chevaux, cerfs, perroquets, tortues géantes, paons donnent encore plus de vie à ce lieu magique. Les bassins en pierre de lave et l’allée cavalière finissent de vous plonger hors du temps. Les letchis, mangoustans, longanis, jacques, fruits à pain, avocats, oranges, citrons, manguiers et palmiers sont présents partout sur la propriété.
La piscine, seule concession finale au confort du 21ème siècle, s’intègre parfaitement au parc et sa fontaine unique crée un lien entre le passé et le présent. Tous les ans d’ailleurs à l’occasion du service de la déesse Kâli les Camalon reçoivent plus de 700 amis dans le parc. Petit scoop: les prochaines invitées possèdent déjà la grâce et ne dépareront pas ce cadre d’exception, les Miss prendront la pose dans la case bénédictine.

Ce qu’il dit de sa maison…

La case Camalon
«Cette maison est un héritage de mes parents. Elle fait partie du patrimoine et j’y suis très attaché. J’en profite, elle est agréable, saine et fraîche lors des grosses chaleurs. Mon endroit préféré? La varangue et la salle à manger. Elle a une âme. J’ai vraiment de la chance d’avoir une maison créole. Lorsque je pars en voyage je suis pressé de revenir ici, ma maison me manque. Elle demande un entretien énorme mais elle est vivante. ».