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Everest : retrouvé vivant après six jours de disparition, le récit incroyable d’un survivant des sommets


Alors que tous le croyaient perdu sur les pentes de l’Everest, un guide népalais de 30 ans a été retrouvé vivant après près d’une semaine passée seul dans l’une des zones les plus hostiles de la planète.


Par A. Belize - Publié le Vendredi 5 Juin 2026 à 06:00

Photo by Sulav Loktam from Pexels
Photo by Sulav Loktam from Pexels

Après six jours sans nouvelles, alors que les espoirs s’amenuisaient d’heure en heure, Hillary Dawa Sherpa a été retrouvé vivant sur les flancs du plus haut sommet du monde. Le guide népalais de 30 ans, porté disparu depuis sa descente de l’Everest, a été découvert jeudi matin dans un état de faiblesse extrême alors qu’il tentait, centimètre après centimètre, de rejoindre le camp de base.

Selon les secouristes présents sur place, il progressait en rampant lorsque des équipes chargées du nettoyage de la montagne l’ont aperçu.

Quelques instants plus tard, un hélicoptère était dépêché sur les lieux pour le transporter vers un hôpital de Katmandou.

Guide expérimenté et habitué des très hautes altitudes, Hillary Dawa Sherpa venait pourtant de réussir ce que des milliers de grimpeurs rêvent d’accomplir : atteindre le sommet de l’Everest.

Le 29 mai, il avait foulé le toit du monde aux côtés de l’alpiniste britannique Chris Thrall.

Mais au cours de la descente, dans cette phase souvent considérée comme la plus dangereuse d’une expédition, les deux hommes ont été séparés.

Selon le récit du grimpeur britannique, Sherpa s’était arrêté quelques instants pour reprendre son souffle avant de lui assurer qu’il allait bien et qu’il pouvait poursuivre sa route.

Ce seront leurs derniers échanges.

Dans un témoignage particulièrement poignant, Chris Thrall a raconté les circonstances dramatiques de cette séparation.

Alors qu’il poursuivait sa descente, il est tombé sur un autre alpiniste en grande difficulté, privé d’oxygène et visiblement menacé par l’hypothermie.

Face à lui, un dilemme déchirant : revenir sur ses pas pour retrouver son compagnon ou porter secours à un homme dont la vie semblait immédiatement en danger.

Dans un environnement où chaque décision peut être une question de survie, il a choisi d’aider le grimpeur en détresse.

La météo instable, l’épuisement physique et les conditions extrêmes rendaient toute opération particulièrement complexe.

Jamais la montagne n’avait accueilli autant d’alpinistes. Plus d’un millier de grimpeurs ont atteint le sommet cette année, établissant un nouveau record de fréquentation.

Les autorités népalaises ont également délivré un nombre inédit de permis d’ascension, tandis qu’une journée a vu près de 300 personnes atteindre le sommet en seulement quelques heures.

Mais derrière ces chiffres impressionnants se cache une réalité plus sombre.

Comme chaque année, la montagne a aussi réclamé son tribut. Plusieurs alpinistes ont perdu la vie durant la saison, rappelant que malgré les progrès techniques, l’Everest demeure l’un des environnements les plus impitoyables au monde.

Pour les équipes de secours comme pour les proches du guide népalais, retrouver un homme vivant après six jours d’errance à une telle altitude relève presque de l’inexplicable.

Les prochaines heures permettront d’en savoir davantage sur son état de santé et sur les conditions exactes qui lui ont permis de survivre.