À quelques heures du départ de la 15ᵉ étape du Tour de France, l'information a rapidement fait le tour du paddock : les deux principaux favoris de la Grande Boucle ont été soumis à des contrôles antidopage inopinés au cœur de la nuit.
Le Slovène Tadej Pogacar a été réveillé aux alentours de cinq heures du matin. Son grand rival, le Danois Jonas Vingegaard, a, lui, reçu la visite des contrôleurs dès deux heures.
Avant même le départ de l'étape, Tadej Pogacar n'a pas caché sa frustration. Le maillot jaune a expliqué n'avoir dormi qu'environ quatre heures après cette interruption nocturne, confiant qu'il lui avait été impossible de retrouver le sommeil.
Pour patienter jusqu'au départ, le quadruple vainqueur du Tour raconte avoir écouté de la musique et multiplié les cafés, plaisantant sur le fait d'arriver au départ « sur-caféiné ». Il rappelle également qu'en tant que leader du classement général, il fait déjà l'objet de contrôles quotidiens.
Jonas Vingegaard a livré un témoignage similaire. D'abord surpris d'être réveillé à deux heures du matin, il pensait que ce type de contrôle n'était pas autorisé. Après avoir appris que la procédure était conforme aux règles applicables, il a reconnu l'importance de la lutte antidopage tout en estimant que ce type d'intervention pouvait nuire aux performances sportives.
Selon lui, les agents chargés du contrôle se sont eux-mêmes montrés embarrassés par l'horaire, rappelant qu'ils appliquaient simplement les directives qui leur étaient données.
Depuis 2021, les contrôles antidopage du Tour de France sont organisés par l'International Testing Agency (ITA), mandatée par l'Union cycliste internationale (UCI).
Le règlement prévoit qu'un coureur peut être contrôlé à tout moment et en tout lieu. Toutefois, les interventions réalisées entre 23 heures et 5 heures sont soumises à des conditions particulières. Elles doivent notamment correspondre à une plage horaire préalablement déclarée par le sportif ou être justifiées par des soupçons sérieux de violation des règles antidopage.
Dans cette affaire, le parquet de Paris a confirmé qu'un juge des libertés et de la détention avait autorisé ces contrôles nocturnes à la demande de l'ITA. Cette autorisation judiciaire suppose l'existence d'éléments suffisamment sérieux justifiant une intervention de nuit ainsi qu'un risque de disparition de preuves.
Si personne ne remet véritablement en cause la nécessité des contrôles antidopage, leurs conditions d'organisation ont suscité une forte incompréhension parmi les coureurs.
Plusieurs leaders du peloton ont dénoncé une atteinte à leur récupération, jugée essentielle après plus de deux semaines de course.
L'Américain Matteo Jorgenson a regretté un manque de considération envers les athlètes, rappelant que le sommeil constitue l'un des rares leviers permettant de récupérer entre deux étapes particulièrement exigeantes.
Le champion olympique Remco Evenepoel s'est montré encore plus virulent, qualifiant cette méthode d'« inhumaine » et estimant que les sportifs ne devraient pas avoir à accepter d'être réveillés au cœur de la nuit alors que leur organisme est déjà soumis à une fatigue extrême.
Même son de cloche du côté de Pascal Chanteur, président de l'Union nationale des cyclistes professionnels. Tout en réaffirmant son soutien à la lutte contre le dopage, il estime que les contrôles ne doivent pas se transformer en pression permanente sur les coureurs.
Face à la polémique grandissante, le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, a reconnu comprendre les réactions des coureurs.
Selon lui, être contrôlé à deux ou cinq heures du matin peut naturellement surprendre, notamment en pleine compétition.
Il rappelle toutefois que l'organisation du Tour n'intervient pas dans ces décisions. Les contrôles relèvent exclusivement de l'agence internationale antidopage, dont l'indépendance constitue un principe fondamental du dispositif mis en place depuis plusieurs années.
Quelques heures après cette nuit agitée, Jonas Vingegaard a lourdement chuté lors de la 15ᵉ étape. Victime d'une fracture de la clavicule, le Danois a été contraint d'abandonner le Tour de France, son premier abandon sur la Grande Boucle.
Sur les réseaux sociaux, certains ont rapidement établi un lien entre son manque supposé de récupération et cette chute. Une hypothèse que son équipe refuse catégoriquement.
Les dirigeants de la formation Visma | Lease a Bike assurent que leur leader était en pleine possession de ses moyens au départ de l'étape. Selon eux, l'accident résulte avant tout d'un enchaînement de circonstances dans une descente technique, lorsqu'un ralentissement soudain en tête du peloton a provoqué la chute.
Le manager Richard Plugge rappelle, lui aussi, que les contrôles antidopage restent indispensables à la crédibilité du cyclisme. Il regrette cependant leur programmation, estimant que leur timing aurait pu être différent.
Le Slovène Tadej Pogacar a été réveillé aux alentours de cinq heures du matin. Son grand rival, le Danois Jonas Vingegaard, a, lui, reçu la visite des contrôleurs dès deux heures.
Avant même le départ de l'étape, Tadej Pogacar n'a pas caché sa frustration. Le maillot jaune a expliqué n'avoir dormi qu'environ quatre heures après cette interruption nocturne, confiant qu'il lui avait été impossible de retrouver le sommeil.
Pour patienter jusqu'au départ, le quadruple vainqueur du Tour raconte avoir écouté de la musique et multiplié les cafés, plaisantant sur le fait d'arriver au départ « sur-caféiné ». Il rappelle également qu'en tant que leader du classement général, il fait déjà l'objet de contrôles quotidiens.
Jonas Vingegaard a livré un témoignage similaire. D'abord surpris d'être réveillé à deux heures du matin, il pensait que ce type de contrôle n'était pas autorisé. Après avoir appris que la procédure était conforme aux règles applicables, il a reconnu l'importance de la lutte antidopage tout en estimant que ce type d'intervention pouvait nuire aux performances sportives.
Selon lui, les agents chargés du contrôle se sont eux-mêmes montrés embarrassés par l'horaire, rappelant qu'ils appliquaient simplement les directives qui leur étaient données.
Depuis 2021, les contrôles antidopage du Tour de France sont organisés par l'International Testing Agency (ITA), mandatée par l'Union cycliste internationale (UCI).
Le règlement prévoit qu'un coureur peut être contrôlé à tout moment et en tout lieu. Toutefois, les interventions réalisées entre 23 heures et 5 heures sont soumises à des conditions particulières. Elles doivent notamment correspondre à une plage horaire préalablement déclarée par le sportif ou être justifiées par des soupçons sérieux de violation des règles antidopage.
Dans cette affaire, le parquet de Paris a confirmé qu'un juge des libertés et de la détention avait autorisé ces contrôles nocturnes à la demande de l'ITA. Cette autorisation judiciaire suppose l'existence d'éléments suffisamment sérieux justifiant une intervention de nuit ainsi qu'un risque de disparition de preuves.
Si personne ne remet véritablement en cause la nécessité des contrôles antidopage, leurs conditions d'organisation ont suscité une forte incompréhension parmi les coureurs.
Plusieurs leaders du peloton ont dénoncé une atteinte à leur récupération, jugée essentielle après plus de deux semaines de course.
L'Américain Matteo Jorgenson a regretté un manque de considération envers les athlètes, rappelant que le sommeil constitue l'un des rares leviers permettant de récupérer entre deux étapes particulièrement exigeantes.
Le champion olympique Remco Evenepoel s'est montré encore plus virulent, qualifiant cette méthode d'« inhumaine » et estimant que les sportifs ne devraient pas avoir à accepter d'être réveillés au cœur de la nuit alors que leur organisme est déjà soumis à une fatigue extrême.
Même son de cloche du côté de Pascal Chanteur, président de l'Union nationale des cyclistes professionnels. Tout en réaffirmant son soutien à la lutte contre le dopage, il estime que les contrôles ne doivent pas se transformer en pression permanente sur les coureurs.
Face à la polémique grandissante, le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, a reconnu comprendre les réactions des coureurs.
Selon lui, être contrôlé à deux ou cinq heures du matin peut naturellement surprendre, notamment en pleine compétition.
Il rappelle toutefois que l'organisation du Tour n'intervient pas dans ces décisions. Les contrôles relèvent exclusivement de l'agence internationale antidopage, dont l'indépendance constitue un principe fondamental du dispositif mis en place depuis plusieurs années.
Quelques heures après cette nuit agitée, Jonas Vingegaard a lourdement chuté lors de la 15ᵉ étape. Victime d'une fracture de la clavicule, le Danois a été contraint d'abandonner le Tour de France, son premier abandon sur la Grande Boucle.
Sur les réseaux sociaux, certains ont rapidement établi un lien entre son manque supposé de récupération et cette chute. Une hypothèse que son équipe refuse catégoriquement.
Les dirigeants de la formation Visma | Lease a Bike assurent que leur leader était en pleine possession de ses moyens au départ de l'étape. Selon eux, l'accident résulte avant tout d'un enchaînement de circonstances dans une descente technique, lorsqu'un ralentissement soudain en tête du peloton a provoqué la chute.
Le manager Richard Plugge rappelle, lui aussi, que les contrôles antidopage restent indispensables à la crédibilité du cyclisme. Il regrette cependant leur programmation, estimant que leur timing aurait pu être différent.








