L'usine de Advanced Nuclear Fuels GmbH (ANF), filiale de Framatome, en Basse-Saxe, fabrique des assemblages combustibles pour les réacteurs des centrales nucléaires. - F.Gentsch/DPA via AFP
Mercredi 22 juillet, les autorités de Basse-Saxe ont validé un projet de coopération entre ANF, filiale du groupe français Framatome, et Rosatom, l'entreprise publique russe spécialisée dans le nucléaire civil.
Ce partenariat prévoit la fabrication de combustible nucléaire au sein d'une usine située à Lingen, dans le nord-ouest de l'Allemagne, à quelques kilomètres seulement de la frontière néerlandaise.
Mais derrière cet accord industriel se cache un dossier particulièrement sensible. Sa mise en œuvre implique l'arrivée en Allemagne de spécialistes russes ainsi que de matériels provenant de Russie, dans un contexte géopolitique marqué par la guerre en Ukraine et les tensions persistantes entre Moscou et les pays européens.
Depuis le début du conflit, le gouvernement allemand accuse la Russie de mener une « guerre hybride », mêlant notamment cyberattaques, opérations de désinformation, espionnage et tentatives de sabotage d'infrastructures critiques. Dans ce contexte, voir Rosatom participer à un projet stratégique sur le territoire allemand suscite de nombreuses interrogations.
Malgré ces critiques, les autorités expliquent ne disposer d'aucune base juridique leur permettant de bloquer le projet. À ce jour, aucune sanction européenne ne vise les activités civiles de Rosatom dans le secteur nucléaire.
Le ministère allemand de l'Environnement rappelle ainsi que, lorsque les exigences réglementaires sont remplies et que les risques identifiés peuvent être maîtrisés grâce aux mesures imposées par les autorités, l'administration est tenue de délivrer l'autorisation.
Le ministère précise toutefois que cette décision n'est pas irrévocable. Si de nouveaux éléments devaient faire apparaître des menaces, notamment en matière de sécurité nationale, l'autorisation pourrait être réexaminée.
Pour les industriels impliqués, ce projet répond à un objectif bien précis : assurer un approvisionnement durable en combustible destiné aux réacteurs nucléaires de conception russe ou soviétique qui restent encore en fonctionnement dans plusieurs pays européens.
La Russie demeure en effet l'un des acteurs majeurs de la filière nucléaire mondiale. Malgré les fortes tensions diplomatiques, plusieurs États européens, dont la France, continuent d'entretenir des partenariats avec Rosatom afin de sécuriser leur approvisionnement en combustible et certains services liés au nucléaire civil.
Cette coopération continue toutefois de susciter de vives critiques de la part d'organisations environnementales, à commencer par Greenpeace. Depuis le début de la guerre en Ukraine, l'ONG dénonce régulièrement le maintien des échanges commerciaux entre plusieurs pays européens et le secteur nucléaire russe, estimant qu'ils contribuent indirectement à préserver l'influence économique de Moscou.
Ce partenariat prévoit la fabrication de combustible nucléaire au sein d'une usine située à Lingen, dans le nord-ouest de l'Allemagne, à quelques kilomètres seulement de la frontière néerlandaise.
Mais derrière cet accord industriel se cache un dossier particulièrement sensible. Sa mise en œuvre implique l'arrivée en Allemagne de spécialistes russes ainsi que de matériels provenant de Russie, dans un contexte géopolitique marqué par la guerre en Ukraine et les tensions persistantes entre Moscou et les pays européens.
Depuis le début du conflit, le gouvernement allemand accuse la Russie de mener une « guerre hybride », mêlant notamment cyberattaques, opérations de désinformation, espionnage et tentatives de sabotage d'infrastructures critiques. Dans ce contexte, voir Rosatom participer à un projet stratégique sur le territoire allemand suscite de nombreuses interrogations.
Malgré ces critiques, les autorités expliquent ne disposer d'aucune base juridique leur permettant de bloquer le projet. À ce jour, aucune sanction européenne ne vise les activités civiles de Rosatom dans le secteur nucléaire.
Le ministère allemand de l'Environnement rappelle ainsi que, lorsque les exigences réglementaires sont remplies et que les risques identifiés peuvent être maîtrisés grâce aux mesures imposées par les autorités, l'administration est tenue de délivrer l'autorisation.
Le ministère précise toutefois que cette décision n'est pas irrévocable. Si de nouveaux éléments devaient faire apparaître des menaces, notamment en matière de sécurité nationale, l'autorisation pourrait être réexaminée.
Pour les industriels impliqués, ce projet répond à un objectif bien précis : assurer un approvisionnement durable en combustible destiné aux réacteurs nucléaires de conception russe ou soviétique qui restent encore en fonctionnement dans plusieurs pays européens.
La Russie demeure en effet l'un des acteurs majeurs de la filière nucléaire mondiale. Malgré les fortes tensions diplomatiques, plusieurs États européens, dont la France, continuent d'entretenir des partenariats avec Rosatom afin de sécuriser leur approvisionnement en combustible et certains services liés au nucléaire civil.
Cette coopération continue toutefois de susciter de vives critiques de la part d'organisations environnementales, à commencer par Greenpeace. Depuis le début de la guerre en Ukraine, l'ONG dénonce régulièrement le maintien des échanges commerciaux entre plusieurs pays européens et le secteur nucléaire russe, estimant qu'ils contribuent indirectement à préserver l'influence économique de Moscou.







