Le journaliste français, détenu en Algérie depuis mai 2024, pourrait désormais espérer une issue politique à son affaire. Ses avocats ont annoncé que la procédure judiciaire engagée contre lui était désormais arrivée à son terme après une décision rendue par la Cour suprême algérienne.
Une évolution importante qui change la nature du combat mené depuis plusieurs mois par ses proches.
Selon ses défenseurs, la plus haute juridiction du pays a rejeté le dernier recours déposé par le parquet et pris acte du retrait du pourvoi introduit par le journaliste lui-même.
Concrètement, cela signifie que les recours judiciaires sont épuisés et que le dossier ne relève plus désormais des tribunaux.
L’attention se tourne donc vers une autre possibilité : celle d’une grâce accordée par le président algérien, Abdelmadjid Tebboune.
Pour les avocats de Christophe Gleizes, cette étape constitue un tournant majeur dans l’affaire.
L’affaire remonte au printemps 2024.
Journaliste spécialisé dans le sport, Christophe Gleizes s’était rendu en Kabylie afin de réaliser un reportage consacré à la JS Kabylie, l’un des clubs de football les plus emblématiques d’Algérie.
Arrêté sur place, il avait ensuite été poursuivi puis condamné à sept années d’emprisonnement pour des faits qualifiés par la justice algérienne d’« apologie du terrorisme ».
Une décision qui avait suscité de nombreuses réactions en France, où plusieurs organisations de défense de la liberté de la presse avaient exprimé leur inquiétude.
Sa condamnation avait ensuite été confirmée en appel.
Depuis plusieurs mois, sa famille multiplie les démarches pour obtenir sa libération.
Sa mère a notamment adressé une lettre au président algérien afin de solliciter officiellement une mesure de grâce.
Ses parents se sont également rendus en Algérie pour soutenir leurs démarches et tenter de faire avancer le dossier.
Du côté des autorités françaises, la mobilisation reste active.
Le ministre des Affaires étrangères a récemment affirmé que les services diplomatiques poursuivaient leurs efforts afin d’obtenir une issue favorable.
Lors d’une récente visite consulaire, les représentants français ont indiqué que Christophe Gleizes apparaissait dans un état physique et moral jugé satisfaisant malgré les conditions difficiles de son incarcération.
Aujourd’hui, l’enjeu n’est plus judiciaire mais politique.
La possibilité d’une grâce présidentielle représente désormais le principal espoir de la famille et de ses soutiens, qui espèrent voir le journaliste retrouver sa liberté après plus d’une année passée derrière les barreaux.








