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Préservatifs défectueux : 7 millions de produits rappelés en Europe, plusieurs marques concernées


Alerte sur le marché des préservatifs. Ce vendredi 30 octobre, la Répression des fraudes annonce le retrait de 15 références de préservatifs ultra-fins commercialisés en Europe. En cause : des défauts de fabrication pouvant entraîner leur rupture ou leur perforation. Près de sept millions de produits sont concernés, et les autorités sanitaires appellent les consommateurs à la vigilance.


Par A. Belize - Publié le Samedi 31 Octobre 2026 à 06:00

Photo by Klaus Nielsen
Photo by Klaus Nielsen

Vendredi 30 octobre, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a annoncé le rappel de plusieurs millions de préservatifs présentant des défauts susceptibles de compromettre leur efficacité.

Au total, 15 références de préservatifs en latex ultra-fins, fabriqués par l'entreprise malaisienne Richter Rubber Technology, font l'objet d'une suspension de commercialisation et d'un rappel à l'échelle européenne.

Une mesure de précaution d'ampleur, motivée par des anomalies détectées lors de contrôles de conformité.

Selon la DGCCRF, ces préservatifs présentent des défauts de fabrication pouvant provoquer des déchirures ou des perforations pendant leur utilisation.

Des défaillances particulièrement préoccupantes pour un dispositif dont le rôle est de contribuer à prévenir les grossesses non désirées et à réduire le risque de transmission des infections sexuellement transmissibles (IST).

Les autorités estiment qu'environ sept millions de préservatifs sont concernés dans l'ensemble de l'Union européenne. Une partie seulement de ces produits a été commercialisée en France.

Plusieurs marques figurent parmi les références rappelées, notamment Releaf, Einhorn, My Lubie, Primeros, You+Me, Amor, R&S, ON et FRIDAY BAE.

Pour savoir si un produit est concerné, les consommateurs sont invités à consulter la liste officielle des références et des lots publiée sur le site gouvernemental Rappel Conso.

Il est important de vérifier les informations figurant sur l'emballage, car le rappel porte sur des références précises et ne signifie pas nécessairement que tous les produits de ces marques sont défectueux.

Les autorités recommandent de ne plus utiliser les préservatifs concernés par le rappel.

Mais que faire lorsqu'on a déjà utilisé l'un de ces produits ?

Dans son communiqué, la DGCCRF conseille aux personnes concernées de réaliser un dépistage des infections sexuellement transmissibles auprès d'un laboratoire d'analyses médicales.

Elle recommande également d'effectuer un test de grossesse en cas de retard de règles.

Ces recommandations visent à prendre en compte les conséquences possibles d'une rupture ou d'une perforation passée inaperçue.

En cas de rapport récent susceptible d'avoir été insuffisamment protégé, il est également important de demander rapidement conseil à un professionnel de santé. Selon la situation, une contraception d'urgence ou un traitement préventif contre le VIH peut être envisagé dans des délais limités.

Ce rappel massif intervient alors que les autorités françaises ont déjà renforcé leur surveillance des préservatifs disponibles sur le marché.

Entre la fin du mois de mai et le début du mois d'août, deux références de préservatifs masculins vendus sur Internet et en magasin avaient déjà fait l'objet de mesures de rappel.

Depuis ces premières alertes, huit utilisateurs ont signalé des ruptures de préservatifs appartenant à des lots identifiés comme non conformes et dangereux, précise la DGCCRF.

Ces signalements ont contribué à mettre en lumière les risques associés à certains produits défectueux et l'importance des contrôles de qualité.

Au-delà du nombre particulièrement élevé de préservatifs rappelés, cette affaire rappelle combien la fiabilité des dispositifs de protection est essentielle à la santé sexuelle.

Car si le préservatif demeure un moyen majeur de prévention des IST et des grossesses non désirées, son efficacité dépend notamment de sa conformité aux normes de sécurité et de son utilisation correcte.

Pour les personnes qui possèdent des préservatifs des marques concernées, le premier réflexe reste donc simple : vérifier les références et les lots avant toute nouvelle utilisation.