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Orléans : jusqu'à 26 000 manifestants contre le Rassemblement national


Ce samedi 24 octobre, Orléans est au cœur d'une importante mobilisation politique. Alors que le Rassemblement national organise son congrès au Zénith, des milliers de personnes défilent dans les rues pour dénoncer les idées du parti. Entre 11 000 et 26 000 manifestants sont recensés selon les sources, tandis qu'un dispositif de sécurité exceptionnel a été déployé dans une ville largement barricadée.


Par A. Belize - Publié le Dimanche 25 Octobre 2026 à 06:00

Préfet de la région Centre-Val de Loire et du Loiret - Facebook
Préfet de la région Centre-Val de Loire et du Loiret - Facebook

Deux rassemblements, deux visions politiques et une même ville sous tension. Ce samedi 24 octobre, Orléans accueille le congrès du Rassemblement national, un événement qui a provoqué une importante mobilisation de ses opposants.

Dès la fin de matinée, plusieurs milliers de personnes ont rejoint un cortège organisé à l'appel de collectifs associatifs, syndicaux et politiques. Selon la préfecture du Loiret, environ 11 000 manifestants ont été recensés, tandis que les organisateurs annoncent 26 000 participants. Des chiffres encore susceptibles d'évoluer, plusieurs groupes étant toujours en route pour rejoindre la manifestation.

Le rassemblement, organisé notamment contre le racisme, le fascisme et les idées défendues par le RN, réunit plusieurs personnalités politiques et syndicales.

Parmi elles figurent Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, ainsi que Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, affilié à La France insoumise.

Avant le départ du cortège, ce dernier a réaffirmé son engagement auprès des personnes mobilisées contre le racisme, lançant notamment que « la France est antifasciste ».

Face à l'ampleur de la mobilisation et aux risques de débordements redoutés par les autorités, un dispositif de sécurité particulièrement important a été mis en place.

Près de 3 000 membres des forces de l'ordre ont été mobilisés, avec notamment deux véhicules blindés Centaure, des engins lanceurs d'eau, des hélicoptères et des drones. Les autorités craignent la présence de 2 000 à 3 000 personnes qu'elles qualifient d'éléments radicaux parmi les manifestants.

Pour limiter les risques d'affrontements, le parcours de la manifestation a été modifié afin d'éviter le centre-ville historique.

Dans les rues d'Orléans, les mesures de précaution sont visibles. Plusieurs commerçants ont protégé leurs vitrines avec des panneaux de contreplaqué, tandis que d'autres ont préféré fermer leurs établissements pour le week-end.

La municipalité a également décidé de fermer l'office de tourisme, la médiathèque ainsi que les parcs et jardins. Les terrasses des restaurants ne peuvent pas accueillir de clients, les tramways sont à l'arrêt et la circulation est interdite dans le cœur historique.

Le maire d'Orléans, Serge Grouard, a par ailleurs instauré un couvre-feu nocturne pour les moins de 15 ans, applicable sur l'ensemble de la commune pendant deux nuits. Une mesure présentée comme préventive pour limiter les risques de troubles à l'ordre public.

Pendant ce temps, au Zénith d'Orléans, le Rassemblement national réunit environ 5 000 militants et cadres à l'occasion de son congrès.

À l'ordre du jour figure notamment la réélection de Jordan Bardella à la présidence du parti, celui-ci étant le seul candidat à sa succession. Les adhérents doivent également renouveler les instances internes du mouvement.

Marine Le Pen, candidate du RN à l'élection présidentielle, doit quant à elle tenir dimanche son premier grand meeting de campagne.