Jeudi 22 octobre, quatre personnes ont comparu devant le tribunal correctionnel de Papeete, en Polynésie française, après une importante saisie de méthamphétamine, une drogue de synthèse particulièrement addictive, également connue sous le nom d'« ice ».
Tout commence le 12 septembre, à l'aéroport international de Tahiti-Faa'a. De retour d'un séjour aux États-Unis, présenté comme un voyage mêlant vacances et shopping, les quatre voyageurs sont interceptés par les autorités douanières.
Les contrôles permettent de découvrir plus de 600 grammes de méthamphétamine, conditionnés notamment sous forme d'ovules dissimulés sur les personnes. Mais une découverte retient particulièrement l'attention des enquêteurs : 160 grammes de drogue ont été cachés dans la couche d'un bébé âgé d'un an.
Une méthode de dissimulation qui a suscité l'indignation de la procureure, notamment en raison des risques auxquels l'enfant aurait pu être exposé si l'un des emballages s'était rompu.
À l'audience, les prévenus ont tenté d'expliquer leur participation à ce trafic. Le père de famille a notamment affirmé avoir agi pour subvenir aux besoins de ses enfants.
La mère a reconnu avoir organisé le voyage, tout en précisant que l'idée venait de son compagnon. Elle a également admis l'avoir laissé placer la drogue dans la couche de leur enfant afin de ne pas perdre une partie de la marchandise.
Des explications qui n'ont pas convaincu le ministère public, particulièrement préoccupé par la mise en danger du nourrisson.
Les deux autres prévenus ont présenté des situations différentes. L'un d'eux, consommateur de méthamphétamine depuis 2020, a reconnu revendre de petites quantités de drogue. Il a toutefois affirmé que les doses retrouvées sur lui étaient destinées à sa consommation personnelle.
La quatrième prévenue, la plus jeune du groupe, a assuré avoir refusé de transporter des stupéfiants. Elle était néanmoins soupçonnée d'avoir transmis des renseignements concernant les contrôles douaniers à l'aéroport.
Face à la gravité des faits, la procureure avait requis des peines allant de deux ans de prison avec sursis à quatre ans d'emprisonnement ferme, ainsi qu'une amende de 48 millions de francs.
À l'issue de l'audience, le tribunal a prononcé plusieurs condamnations. Mahana Kouakou et Androw Ori ont écopé de quatre ans de prison, avec maintien en détention. Christophe Chee Ayee a été condamné à trois ans d'emprisonnement, également avec maintien en détention.
Ambre Montrose a, quant à elle, été condamnée à deux ans de prison avec sursis, échappant ainsi à l'incarcération immédiate.
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Actualité
Polynésie française : des parents cachent de la méthamphétamine dans la couche de leur bébéEn Polynésie française, quatre personnes ont été jugées jeudi 22 octobre pour avoir tenté d'introduire plus de 600 grammes de méthamphétamine sur le territoire. Parmi les stupéfiants saisis à l'aéroport de Tahiti, 160 grammes avaient été dissimulés dans la couche d'un bébé de seulement 12 mois.Par A. Belize - Publié le Samedi 24 Octobre 2026 à 11:00
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