La colère sociale continue de s'exprimer dans les rues françaises. Ce jeudi 5 novembre, une nouvelle journée nationale de mobilisation rassemble salariés, étudiants et organisations syndicales autour d'une revendication centrale : l'amélioration des salaires.
Selon un premier bilan du ministère de l'Intérieur établi à 13 heures, 270 000 personnes ont participé aux manifestations organisées dans 180 cortèges à travers le pays, sans compter Paris.
De son côté, la CGT annonce plus de 250 000 manifestants dans 73 villes à la même heure. Ces chiffres provisoires, issus de décomptes différents, pourraient évoluer au fil de la journée.
Avant le départ du cortège parisien, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a réaffirmé la détermination des syndicats.
« Rien ne nous arrêtera », a-t-elle déclaré, estimant que seule une réponse concrète aux revendications permettrait de mettre fin à la mobilisation.
Une déclaration qui illustre la volonté des organisations syndicales de maintenir la pression sur les pouvoirs publics.
La contestation touche également l'enseignement supérieur. D'après le ministère de l'Enseignement supérieur, 60 établissements sur 184, soit un peu moins de 33 %, connaissent des perturbations.
L'Union étudiante avance un chiffre bien plus élevé, affirmant que 90 % des universités sont mobilisées. Cette estimation englobe les établissements bloqués, fermés administrativement ou ayant instauré des dispenses d'assiduité.
Dans la capitale, l'organisation du défilé a fait l'objet de discussions avec les autorités. La préfecture de police a interdit mercredi soir l'itinéraire initialement prévu entre Bastille et Concorde, proposant un parcours alternatif reliant République à Nation.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé le déploiement de 70 000 policiers et gendarmes sur l'ensemble du territoire, promettant une réponse particulièrement ferme face aux violences.
Les services du renseignement territorial avaient anticipé une mobilisation comprise entre 500 000 et 700 000 personnes hors Paris et alerté sur les risques de dégradations de bâtiments publics.
À la mi-journée, l'entourage du ministre indiquait néanmoins que les manifestations se déroulaient globalement dans de bonnes conditions, plusieurs cortèges étant encore en cours.
Un incident grave a toutefois été signalé près de Toulouse, à Tournefeuille, où des individus cagoulés ont provoqué un incendie au lycée Françoise.
Les élèves ont été évacués et un local de la vie scolaire a été détruit par les flammes. Les circonstances précises de cet acte restent à établir.
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Actualité
Manifestations du 5 novembre : des centaines de milliers de Français mobilisés pour les salairesLa mobilisation sociale ne faiblit pas en France. Ce jeudi 5 novembre 2026, des centaines de milliers de manifestants sont descendus dans les rues à l'appel de l'intersyndicale pour réclamer de meilleures rémunérations. Alors que le ministère de l'Intérieur dénombre 270 000 participants dans 180 cortèges hors Paris à la mi-journée, les universités sont également touchées par le mouvement.Par A. Belize - Publié le Vendredi 6 Novembre 2026 à 06:00
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