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Un adolescent de 16 ans mis en examen après le piratage des données de 678 000 contribuables


Nouveau rebondissement dans l'enquête sur le piratage informatique des services fiscaux français. Un adolescent de 16 ans vient d'être mis en examen à Paris, soupçonné d'être impliqué dans une cyberattaque ayant touché les données d'au moins 678 000 particuliers et professionnels. Un premier suspect, âgé de 18 ans, avait déjà été incarcéré début septembre.


Par A. Belize - Publié le Vendredi 30 Octobre 2026 à 06:00

Photo by Tima Miroshnichenko
Photo by Tima Miroshnichenko

Une affaire de piratage informatique d'une ampleur considérable, dans laquelle deux très jeunes suspects sont désormais mis en cause. Jeudi 29 octobre, le parquet de Paris a confirmé la mise en examen d'un adolescent de 16 ans dans le cadre de l'enquête sur la cyberattaque ayant visé les services fiscaux français.

Le jeune homme n'avait que 15 ans au moment des faits, survenus entre la fin du mois de juin et la fin juillet 2026. À l'issue de sa mise en examen, il a été placé sous contrôle judiciaire, une mesure qui lui permet de rester en liberté tout en étant soumis à certaines obligations fixées par la justice.

Cette nouvelle avancée judiciaire intervient près de deux mois après l'interpellation d'un premier suspect.

Début septembre, un jeune homme de 18 ans avait déjà été mis en examen et placé en détention provisoire dans cette même affaire. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer le rôle exact de chacun dans cette opération informatique.

Le piratage avait été revendiqué par un groupe de cybercriminels se faisant appeler Zerobytes.

Selon les informations communiquées par la Direction générale des finances publiques (DGFiP), au moins 678 000 particuliers et professionnels sont concernés par ce vol de données.

Un chiffre qui donne la mesure de l'incident et des enjeux de protection des informations détenues par les administrations publiques.

Les éléments rendus publics ne précisent toutefois pas la nature exacte de toutes les données dérobées ni les éventuelles utilisations qui auraient pu en être faites. Il n'est donc pas possible, à ce stade, de déterminer les conséquences individuelles de cette fuite pour les personnes concernées.

Au-delà de l'ampleur du piratage, l'âge des deux suspects retient particulièrement l'attention. L'un était mineur au moment des faits, tandis que l'autre venait d'atteindre la majorité.

Pour autant, la mise en examen des deux jeunes hommes ne constitue pas une reconnaissance de culpabilité. Leur éventuelle responsabilité pénale devra être établie dans le cadre de la procédure judiciaire.