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Les Réunionnais appelés à se mobiliser pour la petite Kenza

La Réunion se mobilise pour Kenza dès ce week end. Ses parents souhaitent être à ses côtés durant les longues semaines suivant son opération prévue en métropole. Plusieurs rendez-vous attendent tous ceux qui veulent contribuer à ce nouvel appel à l'aide.


Kenza a eu un AVC à la naissance, qui lui a laissé des séquelles importantes: elle est atteinte d'une paralysie cérébrale des membres inférieurs et supérieurs. Tous les quatre à cinq mois, nous raconte son père Alain, elle subit des piqûres dans les jambes, sous anesthésie générale, afin d'assouplir ses muscles et ainsi préserver son peu de mobilité.

Une opération du bas du dos, prévue le 15 janvier prochain à l'hôpital de Nantes, mettra fin à ces multiples anesthésies. Une opération délicate, impossible à réaliser sur l'île, qui sera suivie d'au moins trois mois de rééducation, toujours à Nantes. Si les frais de santé, de transport et d'hébergement sont pris en charge à 100% pour la petite, rien n'est prévu pour ses parents qui souhaitent l'accompagner tous les deux.

Sa mère, Véronique, qui travaille dans une garderie, prendra plusieurs mois de congés sans solde pour être à ses côtés, et son père Alain, formateur au Port, a prévu de passer les trois premières semaines à Nantes, pour soutenir sa petite fille au moment de l'opération. Les frais de transport et d'hébergement pour les parents vont être difficilement soutenables pour la famille, d'autant que le congé sans solde de Véronique va gréver le budget. Mais il est impensable pour le couple de laisser seule Kenza dans ces instants douloureux. 

Un pique-nique solidaire se tiendra sur le front de mer de Saint-Paul dimanche prochain, animé par des groupes musicaux bénévoles. Puis, le 21 décembre, un dîner dansant au restaurant Cap Zen du Chaudron est organisé au profit de la famille. Par ailleurs, une cagnotte en ligne a été mise en place. 

Cette lourde opération facilitera la vie de la petite Kenza, qui, malgré son handicap et sa grande fatigabilité, est scolarisée en CM2, avec l'aide d'une AVS. Les parents ont demandé des aides financières au Conseil Départemental et attendent une réponse. Le cas de Kenza met une nouvelle fois en lumière la nécessité d'un service public d'aide aux accompagnants des patients réunionnais devant se soigner en France hexagonale. 

Jeudi 7 Novembre 2019
Chrystelle Hoarau
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