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Dire non : l’art subtil de poser des limites sans culpabiliser


Dire non reste difficile, souvent par peur de décevoir ou de créer un malaise. Pourtant, poser des limites n’a rien d’égoïste : c’est une manière simple et essentielle de se respecter, sans culpabiliser.


Par A. Belize - Publié le Vendredi 6 Février 2026 à 08:00

Dire non n’est pas naturel pour tout le monde. Beaucoup ont appris à dire oui par réflexe, pour éviter les tensions, pour ne pas décevoir, pour rester aimées. Alors on accepte, on s’adapte, on compose… même quand on est fatiguée, même quand on n’en a plus envie.

Avec le temps, ces petits renoncements s’accumulent. On se sent à fleur de peau, irritable, vidée, sans toujours comprendre pourquoi. Souvent, la réponse est simple : on a trop dit oui là où on aurait eu besoin de dire non.

Poser une limite ne signifie pas être dure ou égoïste. Dire non, c’est juste être honnête avec soi-même. C’est reconnaître ce que l’on peut donner et ce que l’on ne peut pas, ou plus. Une limite posée calmement n’est pas une rupture, c’est une information.

La culpabilité est presque toujours au rendez-vous. Elle fait croire qu’on exagère, qu’on pourrait faire un effort de plus. Mais se respecter n’empêche pas d’être bienveillante. On peut dire non sans se justifier à l’infini, sans se sentir fautive.

Apprendre à dire non, ça se fait par petites touches. Refuser une invitation, ne pas répondre tout de suite, poser un cadre simple. Et souvent, contrairement à ce que l’on redoute, les relations deviennent plus claires, plus saines.