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Actualité

Championne olympique et prostituée
Une histoire hallucinante


Si elle a choisi de raconter aujourd'hui sa descente aux enfers c'est pour faire connaître sa maladie... Un mal dont son propre frère est mort. Bipolaire, Suzy Favor Hamil­ton était une athlète olympique mais menait une double vie, celle de prostituée de luxe. Une descente aux enfers hallucinante.


- Publié le Mardi 15 Septembre 2015 à 15:18

Elle était la prostituée la mieux rémunérée de Las Vegas. Comment en est-elle arrivée là? Tout a commencé par une chute en 2 000 devant les caméras du monde entier lors de la finale olympique du 1 500 mètres. Bipolaire, elle déclenche alors une véritable addiction au sexe.
Des années de grande souffrance qu'elle décrit dans son livre Fast Girl. Elle devient alors « Kelly Lundy », une star dans sa spécialité.

 Sucy Favor Hamil­ton raconte à People: «Ça aurait pu être la drogue, l’al­cool, ou le jeu, mais pour moi, le sexe était le truc le plus fort pour calmer mon mal. Vous en venez à faire des trucs de plus en plus dingues, mais vous, vous ne voyez rien de dingue à ça.
Mon premier client était un cow-boy de 47 ans, Paul. Après une heure en sa compa­gnie, il m’a passé une enve­loppe. A l’in­té­rieur, il y avait 10 billets de 100 dollars. Mon tarif était de 500 dollars. Il m’avait payé le double ! Ça a rendu le truc encore plus dingue !
»

Les tarifs de l'escort girl s'envolent alors: 600 dollars pour une heure, 1000 pour deux, 4000 pour une demi-jour­née et 6000 dollars pour 24 heures. Mais le drame survient en 2012 lorsqu'un site internet révèle les activités de l'ex athlète...

La descente aux enfers s'accentue: «J’avais couvert de honte mes parents, mon mari, notre famille. Il aurait mieux valu que je sois morte». Elle aura le déclic et enfin sa bipolarité, qui explique son addiction au sexe, pourra être traitée.

Elle conclue: « Mes erreurs sont peut-être plus grandes que celles des autres, mais nous en faisons tous. Restez debout, soyez fier de vous. L’exis­tence est trop courte pour la vivre dans la honte.»