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Attaqué par un lion, il survit et témoigne


Les faits se sont déroulés en 2015, en Tanzanie. Un couple de français était parti dans ce paradis des animaux pour faire un safari photo: le voyage de rêve a viré au cauchemar absolu. La victime de l'attaque de lion s'est livrée dans les colonnes du Parisien.


Par Chloé Grondin - Publié le Lundi 8 Février 2021 à 08:47 | Lu 1028 fois

Image par Kevinsphotos de Pixabay
Image par Kevinsphotos de Pixabay

La responsabilité de l'agence de voyage britannique ATR a été établie. Patrick raconte se qu'il s'est passé dans le parc national de Ruaha et cela fait froid dans le dos: " À 3 heures du matin, mon épouse a été réveillée par un animal qui l'a bousculée, poussée avec son museau. La bête a mis ses pattes sur son dos. Ma femme a senti que c'était des pattes vraiment très lourdes. Et pour cause, il s'agissait d'un lion qui était rentré dans notre tente. Ce lion s'est ensuite avancé vers moi. Je dormais. J'étais torse-nu. J'ai dû sentir sa crinière sur ma poitrine. Cela m'a réveillé. Et je me suis redressé face à la gueule du lion. Il m'a alors attrapé le visage pour essayer de me tirer en dehors de la tente, comme le font ces animaux qui emmènent leur proie avant de la dévorer."

Le cauchemar n'est pas terminé, il poursuit: " Je n'ai pas voulu me laisser prendre. J'ai résisté. Le lion, avec sa patte, m'a alors arraché tout le bras gauche, du sommet de l'épaule jusqu'à l'avant-bras. Toute la chair est partie, il ne restait plus que l'os. J'ai hurlé comme un animal. Un cri bestial. Mon épouse a crié également. Le lion a eu peur. Il s'est reculé et est finalement sorti de la tente. Pour aller me faire soigner, j'ai dû faire une heure et demi en Jeep, sans médicaments, sans morphine pour calmer la douleur. C'était affreux ".

L'homme depuis a subi de très nombreuses opérations pour tenter de reconstruire son bras, mais il souffre encore physiquement et psychologiquement.

Qui est responsable ? La justice vient de trancher : "La nuit où j'ai été attaqué, notre guide, qui était armé, dormait tranquillement dans sa tente. Il n'y avait donc aucune surveillance de notre camp alors que nous étions en pleine savane, dans un secteur où se trouvaient des fauves. Pour moi, il y a donc une faute grave de l'organisateur du séjour.

Si la justice a tranché, reste encore à dédommager la victime qui affirme : " Je n'ai pas fait ça pour l'agent. Mais pour que des normes régissent désormais la sécurité de ces camps installés en pleine savane. Et éviter peut-être des morts." Une mort que le Français a frôlé de très près cette nuit là en Tanzanie.