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Violences sexuelles en France : pourquoi les chiffres ont bondi de 77 % en juin


Les violences sexuelles enregistrées par les forces de l’ordre ont fortement augmenté au mois de juin. Une hausse spectaculaire, liée en partie à l’affaire Lyhanna, qui a entraîné un réexamen de nombreuses procédures concernant des mineurs et aurait aussi encouragé certaines victimes à porter plainte.


Par A. Belize - Publié le Mardi 7 Juillet 2026 à 11:00

Photo by Kindel Media
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Au mois de juin, les violences sexuelles enregistrées par les forces de sécurité intérieure ont progressé de 77 % par rapport au mois de mai, selon les données publiées par le service statistique du ministère de l’Intérieur.

Cette hausse brutale intervient dans le sillage de l’affaire Lyhanna, qui a profondément marqué l’opinion publique et relancé les débats sur le traitement judiciaire des violences sexuelles commises contre les mineurs.

Selon le ministère de l’Intérieur, les forces de sécurité ont engagé depuis juin un important travail de consolidation des procédures liées aux violences sexuelles sur mineurs. Concrètement, certaines infractions jusque-là en attente de qualification ont été intégrées aux statistiques, tout comme des affaires récemment transmises par la justice.

Cette mise à jour administrative explique donc en partie l’augmentation très marquée observée sur le mois.

Mais l’effet n’est pas seulement statistique. La forte médiatisation de l’affaire Lyhanna a également pu encourager certaines victimes à déposer plainte, y compris pour des faits anciens. Un phénomène déjà observé dans d’autres affaires sensibles, lorsque la parole des victimes se libère sous l’effet d’un choc collectif.

Sur l’ensemble du dernier trimestre, les violences sexuelles enregistrées affichent ainsi une hausse de 32 % par rapport au trimestre précédent.

Le ministère précise toutefois qu’un peu plus d’une violence sexuelle sur quatre enregistrée en juin concerne des faits commis moins d’un mois auparavant. Cette proportion est inférieure à celle généralement observée, habituellement comprise entre 30 % et 40 %.

Une baisse qui s’explique par l’intégration de nombreuses infractions plus anciennes dans les données du mois de juin, à la suite du travail de réexamen mené par les services concernés.