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Comptes bancaires fermés : plusieurs députés du Rassemblement national dénoncent une radiation après leur élection


Quatre députés du Rassemblement national affirment que leur banque a mis fin à leur relation commerciale peu après leur entrée à l'Assemblée nationale. Une situation qui relance les interrogations sur le traitement bancaire réservé à certains élus, alors que les établissements concernés ne communiquent pas sur les raisons de ces décisions.


Par A. Belize - Publié le Samedi 4 Juillet 2026 à 11:00

Photo by Mikhail Nilov
Photo by Mikhail Nilov
Le sujet est sensible et ravive les tensions entre le Rassemblement national et le secteur bancaire. Selon les informations de France Inter, plusieurs députés du parti assurent avoir vu leurs comptes clôturés par leur établissement bancaire dans les semaines ayant suivi leur élection aux législatives de 2022.

Les élus concernés sont Stéphane Rambaud, Jean-Philippe Tanguy, Franck Allisio et Thomas Ménagé. Tous affirment avoir reçu un courrier leur annonçant la fin de leur relation avec leur banque, sans explication détaillée.

Selon leur témoignage, ces fermetures sont intervenues alors qu'ils étaient parfois clients de longue date. L'un d'eux indique avoir reçu une simple notification mentionnant que l'établissement ne souhaitait plus poursuivre la relation commerciale. Un autre affirme que ses comptes courants comme ses produits d'épargne, ouverts depuis sa majorité, ont également été concernés.

Les quatre députés estiment que cette décision serait liée à leur appartenance au Rassemblement national et au regard porté par certains établissements financiers sur leur formation politique. À ce stade, ils disent n'avoir obtenu aucun motif précis justifiant la fermeture de leurs comptes.

Une autre explication est toutefois avancée. En accédant à leur mandat parlementaire, les députés deviennent automatiquement des « personnes politiquement exposées » (PPE), un statut reconnu par la réglementation bancaire internationale.

Cette catégorie regroupe les personnalités exerçant certaines fonctions publiques considérées comme plus exposées aux risques de blanchiment de capitaux ou de corruption. Les banques sont alors soumises à des obligations de vigilance renforcée et peuvent, dans certains cas, choisir de mettre fin à une relation commerciale, conformément à leurs procédures internes.

Interrogées sur cette affaire, les banques concernées n'ont pas souhaité préciser les raisons des fermetures évoquées par les élus.

De leur côté, la présidence et la questure de l'Assemblée nationale indiquent ne pas avoir connaissance de situations similaires signalées par des députés appartenant à d'autres groupes politiques.