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APL : ce qui change pour les étudiants étrangers à partir du 1er juillet


À compter du 1er juillet, une partie des étudiants internationaux installés en France verra disparaître une aide essentielle pour financer son logement. Une réforme issue de la loi de finances 2026 restreint désormais l'accès aux APL pour les étudiants non européens qui ne bénéficient pas d'une bourse sur critères sociaux, une mesure qui suscite déjà de vives réactions.


Par A. Belize - Publié le Mardi 30 Juin 2026 à 06:00

Photo by Armin  Rimoldi
Photo by Armin Rimoldi

À partir du 1er juillet, les règles d'attribution des aides personnalisées au logement évoluent pour les étudiants internationaux. Désormais, les étudiants originaires de pays situés hors de l'Union européenne et ne bénéficiant pas d'une bourse sur critères sociaux ne pourront plus prétendre aux APL.

Cette disposition, prévue par la loi de finances pour 2026, entre officiellement en vigueur après avoir été validée par le Conseil constitutionnel en février dernier. Le décret d'application, publié au Journal officiel, précise les nouvelles conditions d'accès à cette aide.

Concrètement, seuls les étudiants extra-européens remplissant les critères d'attribution des bourses de l'enseignement supérieur pourront continuer à percevoir cette allocation destinée à alléger le coût du logement.

La réforme prévoit toutefois une exception. Les étudiants qui suivent leur formation en apprentissage ou qui exercent une activité professionnelle en parallèle de leurs études conserveront le bénéfice des APL. Selon le ministère du Logement, une activité salariée, même limitée à une heure de travail par semaine, permettra de maintenir ce droit.

La mesure est vivement contestée par plusieurs associations de défense du droit au logement ainsi que par des organisations étudiantes. Elles estiment que cette réforme risque de fragiliser davantage les étudiants étrangers concernés et dénoncent ce qu'elles considèrent comme une forme de « préférence nationale » dans l'accès aux aides sociales.

Le gouvernement, de son côté, défend une réforme ciblant les conditions d'attribution des prestations sociales tout en maintenant des dispositifs pour les étudiants engagés dans une activité professionnelle ou répondant aux critères des bourses sur critères sociaux.