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Révolutions



Par A P - Publié le Jeudi 24 Février 2011 à 12:01

Les mouvements populaires qui secouent les pays arabes font tomber des régimes en place depuis des décennies, et font en même temps basculer les rapports de force, que ce soit dans la région du Moyen Orient ou dans le monde. Les Tunisiens ont été les premiers, suivis par les Egyptiens, et d’autres pays suivent… La contagion gagne.
Les gouvernements en place anticipent pour tenter soit de calmer le mécontentement général par des mesures prises à la hâte, soit de réprimer. Pourquoi n’ont-ils rien fait avant?...
Dans tous ces pays, souvent soumis à un régime dictatorial, la revendication de la liberté et de la reconnaissance sociale est tellement forte qu’elle créée une solidarité exemplaire contre laquelle les autorités ne peuvent rien faire. Le courage et la détermination de ces hommes et femmes ont obligé Ben Ali et Moubarak -et d’autres qui suivront- à laisser une place trop longtemps occupée et utilisée à mauvais escient. Pendant des années, ils se sont gavés et enrichis sur le dos de leurs peuples, et voilà le résultat.
Les dictateurs, enfermés dans leurs tours d’ivoire, trop sûrs d’eux et de leurs polices, n’ont pas vu le vent tourner. On n’est plus dans les années 80/90 mais bien en 2011, et la perception des choses a changé. Les idées, autrefois étouffées, circulent, internet ayant révolutionné la communication. Qui aurait pu imaginer que des régimes aussi bien implantés (Tunisie et Egypte hier, Algérie, Yémen, Bahrein, Lybie,… aujourd’hui) auraient pu ou pourraient être renversés par la seule volonté des peuples? Ces révolutions arabes devraient donner à réfléchir à tous les dirigeants du monde.
Ces mouvements ont aussi pu mettre au grand jour l’influence capitale des Etats-Unis (et d’autres pays tels qu’Israël dans la région) pour régler les problèmes du monde. Si Moubarak est parti, c’est forcément sous la pression des Etats-Unis qui, quoi qu’on puisse en dire, jouent un rôle de premier ordre dans la région.
Il y a des alliances économiques et géostratégiques qui sont naturellement plus primordiales que le maintien de tel ou tel président. Barak Obama n’est pas fou, il entend la voix des peuples qui veulent du changement, et il décide de ce qui sera le mieux pour les Etats-Unis. Attention toutefois aux retours de bâton…
Du côté de la France, on évoque surtout les voyages des ministres vers ces contrées exotiques plutôt que de géostratégie. A chacun ses priorités…