Au départ, l’Ozempic n’était pas destiné à transformer les silhouettes. Ce médicament, à base de sémaglutide, a été développé pour aider les personnes atteintes de diabète de type 2 à réguler leur glycémie. Son effet secondaire, une perte de poids significative, a rapidement attiré l’attention.
Très vite, le nom s’est diffusé au-delà des cabinets médicaux. Sur TikTok, Instagram ou dans certains cercles hollywoodiens, il est devenu synonyme de minceur rapide. Des célébrités ont été soupçonnées d’y avoir recours. Des femmes, souvent en bonne santé, ont commencé à le demander pour des raisons esthétiques.
Le mécanisme est simple : l’Ozempic agit sur l’appétit et ralentit la vidange gastrique, procurant une sensation de satiété plus rapide et plus durable. Résultat : on mange moins, et la perte de poids suit. Pour certaines, cela semble presque magique.
Mais cette popularité pose problème. D’abord parce que le médicament n’est pas anodin. Nausées, troubles digestifs, fatigue : les effets secondaires existent. Ensuite parce qu’un usage détourné peut créer des pénuries pour les patients diabétiques qui en ont réellement besoin.
Il y a aussi une dimension plus profonde. L’Ozempic révèle notre rapport contemporain au corps. La pression d’être mince, rapide, efficace. La tentation d’une solution médicamenteuse plutôt qu’un travail de fond sur l’alimentation, le stress, le rapport à soi.
Certaines femmes témoignent d’un soulagement réel : moins de compulsions, un meilleur contrôle. D’autres décrivent une perte d’appétit excessive, une relation à la nourriture encore plus complexe. L’injection ne règle pas toujours les causes émotionnelles liées au poids.
Les médecins rappellent qu’un traitement comme l’Ozempic doit être encadré, prescrit dans un contexte précis et suivi de près. Il ne s’agit pas d’un produit cosmétique, mais d’un médicament.
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Actualité
Ozempic : quand le médicament star devient phénomène de sociétéConçu pour traiter le diabète de type 2, l’Ozempic s’est imposé ces dernières années comme l’injection miracle pour perdre du poids. Sur les réseaux sociaux, les témoignages se multiplient. Mais derrière l’engouement, des questions éthiques et médicales émergent.Par A. Belize - Publié le Samedi 28 Février 2026 à 11:00
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