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Fatigue émotionnelle : ces signaux qu’on ignore trop souvent


Irritabilité, fatigue persistante, détachement émotionnel… Et si ce n’était pas juste un coup de mou ? La fatigue émotionnelle s’installe souvent sans prévenir et envoie des signaux que l’on a tendance à ignorer. Apprendre à les reconnaître est la première étape pour retrouver de l’équilibre.


Par A. Belize - Publié le Lundi 9 Février 2026 à 09:00

On met souvent la fatigue sur le compte du manque de sommeil ou d’un rythme trop chargé. Pourtant, il existe une autre forme d’épuisement, plus silencieuse, plus insidieuse : la fatigue émotionnelle. Celle qui ne disparaît pas après une bonne nuit, et qui s’installe doucement, sans faire de bruit.

Elle se manifeste par une sensation de trop-plein. Trop de sollicitations, trop d’émotions à gérer, trop d’attentes à combler. On se sent irritable sans raison, à fleur de peau, parfois même détachée de tout. Ce qui faisait plaisir avant laisse indifférente. On avance en pilote automatique, avec l’impression d’être vidée de l’intérieur.

L’un des signaux les plus courants (et les plus ignorés) est cette fatigue persistante malgré le repos. Dormir ne suffit plus. La concentration devient difficile, la patience se fait rare, et les petites contrariétés prennent des proportions démesurées. À l’inverse, certaines ressentent un engourdissement émotionnel, comme si tout était devenu trop lourd pour être vraiment ressenti.

La fatigue émotionnelle apparaît souvent chez celles qui donnent beaucoup. Celles qui portent, qui soutiennent, qui anticipent. Elle est le résultat d’une accumulation : stress, charge mentale, non-dits, émotions mises de côté trop longtemps. À force de tenir, quelque chose finit par lâcher.

Le problème, c’est qu’on banalise ces signaux. On se dit que ça va passer, que c’est normal, que tout le monde est fatigué. Mais la fatigue émotionnelle n’est pas un simple coup de mou. C’est un message clair du corps et de l’esprit : il est temps de ralentir.

La première étape n’est pas de “faire plus”, mais de faire moins. Moins se forcer. Moins minimiser ce que l’on ressent. S’autoriser à dire non, à lever le pied, à parler, à se reposer vraiment. Pas seulement physiquement, mais émotionnellement.