Avoir un “chez soi” reste un idéal profondément ancré. Un espace à son nom, un lieu que l’on peut transformer, sécuriser, transmettre. Pour beaucoup de monde, devenir propriétaire représente une forme d’indépendance et de solidité financière. Mais derrière ce rêve, la réalité s’est durcie.
Les prix de l’immobilier ont grimpé plus vite que les salaires. Dans les grandes villes, acheter seule relève parfois de l’exploit. Les apports exigés par les banques augmentent, les conditions d’emprunt se resserrent, et l’incertitude économique n’aide pas à se projeter sereinement.
Pour les femmes, la situation peut être encore plus complexe. Carrières parfois moins linéaires, interruptions liées à la maternité, écarts de rémunération persistants : autant de facteurs qui influencent la capacité d’emprunt. Résultat : certaines retardent leur projet, d’autres y renoncent temporairement.
Il y a aussi la pression sociale. Être locataire passé un certain âge est parfois perçu comme un retard. Comme si la réussite passait obligatoirement par la propriété. Pourtant, louer peut aussi être un choix stratégique, plus flexible, plus adapté à des trajectoires professionnelles mobiles.
Devenir propriétaire demande aujourd’hui plus qu’un désir : il faut une planification rigoureuse, un apport solide, une vision à long terme. L’achat n’est plus impulsif. Il est réfléchi, calculé, parfois anxiogène.
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Lifestyle
Devenir propriétaire : le rêve qui se compliqueAcheter son appartement, avoir ses propres clés, investir dans l’avenir. Longtemps symbole de stabilité et de réussite, la propriété semble aujourd’hui plus difficile à atteindre. Entre prix en hausse et exigences bancaires renforcées, le parcours est devenu un véritable défi.Par A. Belize - Publié le Mercredi 25 Février 2026 à 11:00
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