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Détroit d’Ormuz : Donald Trump veut faire payer la protection de la route maritime la plus stratégique du monde


Nouvelle sortie fracassante de Donald Trump. Le président américain affirme que les États-Unis vont désormais assurer la sécurité du détroit d’Ormuz… et réclamer une rémunération en contrepartie.


Par A. Belize - Publié le Jeudi 16 Juillet 2026 à 06:00

Donald Trump - Facebook
Donald Trump - Facebook
Donald Trump continue de hausser le ton face à l'Iran. Dans un message publié sur Truth Social, le président américain affirme que les États-Unis prennent désormais le contrôle de la sécurité du détroit d'Ormuz, l'un des passages maritimes les plus sensibles de la planète.

Au-delà de cette déclaration, c'est surtout une autre annonce qui retient l'attention : Washington entend désormais être rémunéré pour cette mission. Donald Trump évoque un prélèvement équivalent à 20 % de la valeur des cargaisons transitant par cette voie stratégique afin, selon lui, de financer les coûts liés à sa sécurisation.

Dans son message, il assure que le détroit restera ouvert, tout en précisant que les navires iraniens ou ceux liés aux intérêts de Téhéran resteraient soumis aux restrictions américaines. Les autres pays, affirme-t-il, pourront continuer à emprunter cette route maritime sous la protection des États-Unis.

Le président américain présente cette initiative comme une mesure de « bon sens ». Selon lui, les États-Unis ont assuré pendant des années la sécurité du détroit sans contrepartie financière et il estime désormais légitime que les pays bénéficiant de cette protection participent à son financement.

Quelques heures auparavant, lors d'un entretien accordé à Fox News, Donald Trump avait déjà développé cette idée. Il expliquait vouloir que les États-Unis soient « remboursés » pour les moyens militaires engagés dans une région qu'il qualifie de particulièrement dangereuse, estimant que les soldats américains ne devaient plus assumer seuls ce rôle.

Cette prise de position intervient alors que la crise entre Washington et Téhéran connaît une nouvelle phase de tension.

La veille, les autorités iraniennes avaient annoncé la fermeture du détroit d'Ormuz après une nouvelle reprise des hostilités avec les États-Unis. Téhéran accuse Washington d'être à l'origine de cette escalade, tandis que les deux pays s'accusent mutuellement d'avoir rompu le cessez-le-feu conclu quelques semaines plus tôt.

En réaction aux déclarations américaines, l'Iran a immédiatement rejeté toute idée d'un contrôle américain sur cette voie maritime. Les autorités iraniennes affirment qu'elles ne laisseront aucune puissance étrangère intervenir dans la gestion du détroit et préviennent que toute coopération militaire régionale avec Washington pourrait être considérée comme un acte hostile.

Au-delà de la confrontation diplomatique, les propos de Donald Trump soulèvent de nombreuses interrogations. Le détroit d'Ormuz constitue l'un des principaux axes du commerce mondial des hydrocarbures, emprunté quotidiennement par des dizaines de pétroliers reliant le Golfe au reste du monde.

L'idée d'imposer une contribution financière sur les marchandises qui y transitent représenterait une évolution majeure de son fonctionnement et poserait de nombreuses questions juridiques au regard du droit international. À ce stade, aucun mécanisme concret n'a toutefois été détaillé par la Maison Blanche pour expliquer comment une telle mesure pourrait être appliquée.