C’est une affaire qui raconte à la fois les dangers auxquels les mineurs peuvent être exposés sur les réseaux sociaux et le combat d’un père déterminé à retrouver les hommes avec lesquels sa fille échangeait en ligne. Vendredi, le tribunal correctionnel de Strasbourg a condamné un homme de 30 ans à 18 mois de prison avec sursis pour des échanges de contenus intimes sur Snapchat avec une adolescente qui n’avait que 12 ans au moment des faits.
La justice a également ordonné son inscription au Fijais, le fichier recensant les auteurs de certaines infractions sexuelles ou violentes. Le trentenaire devra suivre des soins, indemniser la victime et ne pourra plus exercer d’activité professionnelle impliquant un contact avec des mineurs.
L’affaire débute le 16 avril 2025. Georges Bilello, qui vit à Cagnes-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, découvre que sa fille entretient sur Snapchat des échanges inquiétants avec plusieurs hommes adultes. Il décide immédiatement de porter plainte.
Le contexte familial est alors particulièrement douloureux. L’adolescente vient de perdre sa mère et se trouve dans une situation de grande fragilité. Le lendemain de la plainte déposée par son père, elle tente de mettre fin à ses jours. Elle sera finalement réanimée de justesse.
Face à la situation, Georges Bilello entreprend de son côté des recherches pour tenter d’identifier les personnes qui communiquaient avec sa fille. Ses démarches lui avaient déjà permis de remonter jusqu’à un premier suspect, un homme de 36 ans domicilié en Isère. Celui-ci avait été condamné en mars 2026 à un an de prison avec sursis.
Le père de famille affirme ensuite avoir retrouvé la trace d’un deuxième homme, celui jugé vendredi à Strasbourg. Les éléments qu’il avait rassemblés ont été transmis aux autorités. Après plusieurs mois de procédure, ce second suspect a finalement été condamné à 18 mois de prison avec sursis.
Pour Georges Bilello, la décision de justice reste cependant difficile à accepter. Il considère que la sanction prononcée n’est pas suffisamment sévère au regard des faits et regrette que les démarches qu’il a lui-même entreprises pour identifier les suspects n’aient, selon lui, pas été davantage prises en considération.
Le père de l’adolescente s’inquiète surtout de l’absence d’incarcération. À ses yeux, une peine entièrement assortie du sursis ne constitue pas une réponse suffisamment dissuasive face à des comportements impliquant des mineurs.
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Actualité
À Strasbourg, un père retrouve lui-même l’homme qui échangeait des contenus intimes avec sa fille de 12 ansPendant plusieurs mois, un père de famille a mené ses propres recherches après avoir découvert que sa fille de 12 ans échangeait des contenus intimes avec des hommes sur Snapchat. L’un des suspects qu’il affirme avoir identifié vient d’être condamné à 18 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Strasbourg. Une peine que le père de l’adolescente juge aujourd’hui insuffisante.Par A. Belize - Publié le Dimanche 16 Août 2026 à 11:00
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