Quelques lignes publiées sur Facebook auront suffi à provoquer une rencontre qui allait bouleverser deux vies. Au Pays de Galles, Karen Davey, 41 ans et mère de quatre enfants, cherchait désespérément un donneur de rein compatible.
La quadragénaire connaissait déjà l’épreuve de la transplantation. Dix ans auparavant, une crise cardiaque avait nécessité une greffe du cœur. Mais les traitements indispensables après cette intervention, qui diminuent notamment les défenses immunitaires pour éviter le rejet, ont été suivis de complications et Karen a développé une insuffisance rénale.
Lorsque son état s’est aggravé, sa famille et ses amis ont été testés, sans qu’aucun donneur compatible ne soit trouvé. Karen décide alors de tenter une dernière piste : les réseaux sociaux. Sur Facebook, elle explique vouloir avant tout rester présente pour ses enfants et ne pas « laisser sa famille sans mère ».
À plusieurs kilomètres de là, Gary Summerfield tombe par hasard sur son message. Cet agent de sécurité décide de passer les examens nécessaires et découvre qu’il est compatible. Son choix est alors fait : il donnera l’un de ses reins à cette femme qu’il ne connaissait pas. « Cette dame avait plus besoin d’un de mes reins que moi de deux », résume-t-il simplement.
Le 15 juillet, les deux sont opérés à l’hôpital universitaire du Pays de Galles, à Cardiff. L’intervention dure environ six heures et permet à Karen de recevoir cette deuxième greffe vitale.
Au Royaume-Uni, l’attente d’un rein provenant d’un donneur décédé peut durer en moyenne deux à trois ans, selon NHS Blood and Transplant. Lorsqu’un donneur vivant compatible est identifié, le parcours peut être considérablement raccourci.
Pour la famille de Karen, le geste de Gary représente bien plus qu’un don d’organe : il lui offre une nouvelle chance de voir grandir ses enfants. Quant au donneur, il décrit aujourd’hui sa décision comme l’un des événements les plus importants de son existence, au même titre que son mariage et la naissance de ses propres enfants.
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Actualité
Un appel sur Facebook lui permet de trouver le donneur de rein qui va changer sa vieÀ 41 ans, Karen Davey avait besoin d’une nouvelle greffe pour continuer à vivre auprès de ses quatre enfants. Après avoir découvert qu’aucun de ses proches n’était compatible, cette mère galloise a lancé un appel sur Facebook. Un message aperçu par Gary Summerfield, un parfait inconnu qui a finalement décidé de lui donner l’un de ses reins.Par A. Belize - Publié le Samedi 19 Septembre 2026 à 06:05
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