Culture

Un Réunionnais dans “The Last Book”

Luis Camnitzer est professeur émérite d'art à l'Université de l'État de New York. Il publie un livre intitulé “The Last Book” pour lequel il a sélectionné les œuvres de 698 artistes de 53 pays, parmi lesquels se trouve Joël Pèlerin, photographe réunionnais. Dont l’œuvre a séduit le professeur parce que c’est un éloge du métissage.


Joël Pelerin
Joël Pelerin
On lit et on feuillette de moins en moins de livres; notre relation à l’art passe de plus en plus par la télévision et internet. Afin de laisser aux générations futures une œuvre leur permettant de se représenter l’art à l’«époque des livres», un Américain a eu l’idée de publier “The Last Book”, littéralement le dernier livre. C’est bien évidemment de l’humour. Quoique… En tous cas, cette œuvre est appelée à un succès retentissant à travers le monde entier, et nous pouvons être fiers d’y voir figurer un Réunionnais. Joël Pèlerin, on commence à le connaître. Ses différentes expositions à travers le monde (Canada, Afrique du Sud, métropole, etc.) sont visible sur son site internet http://www.joel-pelerin.com.

Illusion
Illusion
­Elles ont, comme toute œuvre d’art qui se respecte, un message à délivrer au monde, en l'occurrence, l’éloge du métissage. Les Réunionnais n’en ont pas toujours conscience, parce qu’ils vivent “dedans”, que c’est naturel pour eux, mais notre île est formidable et unique au monde par le merveilleux “vivre ensemble” qu’ont su créer les différentes communautés. Et le fruit de ce merveilleux “vivre ensemble”, ce sont ces superbes métisses qui peuplent la Réunion et qui font de notre île une source intarissable de miss! Luis Camnitzer a tout compris de l’importance du métissage, porteur d’avenir: «Nous ne devrions plus exhiber nos vieilles racines, mais nous devrions nous en servir pour faire pousser de nouvelles feuilles».

Ma Forteresse
Ma Forteresse
Joël Pèlerin avait été invité en 2007 au Festival du Film et de l'Image de Durban en Afrique du Sud, où il a rencontré un artiste Italien qui lui a présenté un an après Luis Camnitzer. C’est ainsi qu’il a sympathisé avec ce professeur d’art new-yorkais. Joël Pèlerin a réalisé plusieurs milliers de clichés. Il fallait en retenir deux seulement pour The Last Book. Il a choisi “Ma Forteresse” et “Illusion”. "Ma Forteresse" représente l'amour maternel qui permettra l'épanouissement de l'enfant, et "Illusion" un jeu de séduction dans le couple, la Femme en étant l'instigatrice, pour se retrouver (peut être) mère et recommencer... Les deux clichés sont accompagnés d’un poème écrit par Alice, son épouse, et d'un petit texte de présentation (extrait): «Dans une société où pendant longtemps les femmes n'avaient pas trop la possibilité de s'exprimer par la parole, elles ont tout naturellement développé un langage du corps...C'est évident dans la danse, comme le séga et le maloya, et lorsqu'elles sont ­­devant l'objectif, leur féminité apparaît aussi de façon éclatante. Il suffit qu'elles soient elles mêmes, et qu'on les laisse s'exprimer!»

Lundi 11 Mai 2009
A P
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