Alors que de nombreux pays cherchent à limiter l'exposition des plus jeunes aux écrans, le Japon emprunte une voie radicalement différente. Les médecins peuvent désormais prescrire un jeu vidéo comme outil thérapeutique à des enfants souffrant de TDAH, le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité.
Baptisé EndeavorRide, ce programme interactif, développé par une entreprise américaine, a été validé par les autorités sanitaires japonaises après des essais cliniques jugés convaincants. Son apparence rappelle un jeu de course coloré, mais derrière son univers ludique se cache un véritable dispositif médical.
Le principe est simple : pendant une trentaine de minutes par jour, durant six semaines, l'enfant doit piloter un personnage tout en restant attentif à plusieurs informations affichées à l'écran. Il doit notamment identifier certains éléments selon leur couleur et réagir rapidement, un exercice conçu pour stimuler la concentration et les capacités d'attention partagée.
Pour le pédopsychiatre Ryohei Niwa, directeur de la clinique Meieki Sako à Nagoya, cette méthode présente un avantage majeur : elle est souvent mieux acceptée que les traitements médicamenteux.
Certains jeunes patients montrent en effet une forte réticence à prendre des médicaments, tandis qu'une approche sous forme de jeu suscite beaucoup plus facilement leur adhésion. Selon le spécialiste, les familles se montrent généralement très réceptives à cette alternative, même si elle ne remplace pas systématiquement un traitement classique lorsque celui-ci est nécessaire.
Au fil des séances, les médecins espèrent observer une amélioration de l'attention, mais pas uniquement. Ryohei Niwa explique également constater, chez certains enfants, une communication plus fluide avec leurs parents, signe que les progrès pourraient dépasser le simple cadre cognitif.
Cette approche illustre l'émergence des thérapies numériques, déjà utilisées dans d'autres domaines de la santé. Des applications sont notamment prescrites au Japon pour accompagner des patients souffrant d'insomnie ou souhaitant arrêter de fumer.
L'idée de traiter un trouble de l'attention grâce à un écran peut sembler paradoxale. Les spécialistes en sont conscients et insistent sur un point essentiel : ce temps de jeu thérapeutique ne doit pas s'ajouter aux autres usages numériques.
Les médecins demandent ainsi aux familles de réduire le temps consacré aux écrans dans le reste de la journée afin de maintenir un équilibre.
Baptisé EndeavorRide, ce programme interactif, développé par une entreprise américaine, a été validé par les autorités sanitaires japonaises après des essais cliniques jugés convaincants. Son apparence rappelle un jeu de course coloré, mais derrière son univers ludique se cache un véritable dispositif médical.
Le principe est simple : pendant une trentaine de minutes par jour, durant six semaines, l'enfant doit piloter un personnage tout en restant attentif à plusieurs informations affichées à l'écran. Il doit notamment identifier certains éléments selon leur couleur et réagir rapidement, un exercice conçu pour stimuler la concentration et les capacités d'attention partagée.
Pour le pédopsychiatre Ryohei Niwa, directeur de la clinique Meieki Sako à Nagoya, cette méthode présente un avantage majeur : elle est souvent mieux acceptée que les traitements médicamenteux.
Certains jeunes patients montrent en effet une forte réticence à prendre des médicaments, tandis qu'une approche sous forme de jeu suscite beaucoup plus facilement leur adhésion. Selon le spécialiste, les familles se montrent généralement très réceptives à cette alternative, même si elle ne remplace pas systématiquement un traitement classique lorsque celui-ci est nécessaire.
Au fil des séances, les médecins espèrent observer une amélioration de l'attention, mais pas uniquement. Ryohei Niwa explique également constater, chez certains enfants, une communication plus fluide avec leurs parents, signe que les progrès pourraient dépasser le simple cadre cognitif.
Cette approche illustre l'émergence des thérapies numériques, déjà utilisées dans d'autres domaines de la santé. Des applications sont notamment prescrites au Japon pour accompagner des patients souffrant d'insomnie ou souhaitant arrêter de fumer.
L'idée de traiter un trouble de l'attention grâce à un écran peut sembler paradoxale. Les spécialistes en sont conscients et insistent sur un point essentiel : ce temps de jeu thérapeutique ne doit pas s'ajouter aux autres usages numériques.
Les médecins demandent ainsi aux familles de réduire le temps consacré aux écrans dans le reste de la journée afin de maintenir un équilibre.








