Dans un paysage noyé sous la boue et les gravats, chaque bruit peut devenir un signe d’espoir. Trois jours après les crues qui ont ravagé plusieurs zones du Népal et de la Chine, des secouristes ont entendu une voix faible monter des décombres.
Sous des tonnes de gravats, une fillette était toujours vivante.
Les équipes de secours racontent avoir perçu ses appels pendant la nuit. La petite fille répétait « Maman, maman », d’une voix à peine audible. Après de longues minutes d’efforts, les secouristes sont parvenus à l’extraire.
Elle respirait encore.
Immédiatement prise en charge, la fillette avait les vêtements trempés et souffrait de fièvre. Les équipes l’ont changée, réchauffée et nourrie avant de lui apporter les premiers soins.
Dans le même secteur, une femme âgée a également été retrouvée sous la boue. Épuisée, mais vivante, elle a elle aussi été évacuée.
Ces sauvetages offrent quelques instants de répit dans un bilan humain qui ne cesse de s’alourdir. Depuis les crues survenues le 26 août, des villages entiers ont été ensevelis, laissant derrière eux des paysages méconnaissables et des milliers de familles sans nouvelles de leurs proches.
Près de 3 000 personnes seraient encore portées disparues. À mesure que les heures passent, les chances de retrouver de nouveaux survivants diminuent, mais les équipes continuent de fouiller sans relâche.
Le défi est immense. Dans certaines zones, les routes ont disparu ou sont devenues impraticables. Des chemins de montagne chaotiques constituent parfois les seuls accès possibles aux villages les plus durement touchés.
Les secouristes doivent également faire appel à des drones pour repérer des signes de vie ou transporter du matériel dans les secteurs les plus dangereux.
Sur place, l’exode se poursuit. De nombreux véhicules remplis de sinistrés quittent les zones sinistrées tandis que les équipes de secours avancent en sens inverse, vers les villages encore isolés.







