7 Magazine Réunion, L’actualité people et lifestyle à l’île de la Réunion
7 Magazine Réun
Actualité

Hantavirus en Argentine : le mystère autour de la contamination continue d’inquiéter


Alors que plusieurs cas d’hantavirus ont été détectés à bord d’un navire parti d’Ushuaïa, les autorités argentines tentent toujours de comprendre l’origine de la contamination. Entre zones d’ombre, recherches sur le terrain et inquiétudes sanitaires, l’enquête avance… sans réponse définitive pour l’instant.


Par A. Belize - Publié le Dimanche 10 Mai 2026 à 06:00

Photo by CDC from Pexels
Photo by CDC from Pexels
Depuis l’apparition d’un foyer d’hantavirus à bord d’un navire de croisière parti d’Ushuaïa, les autorités sanitaires argentines multiplient les investigations pour tenter de remonter à l’origine de la contamination. 

Dans un communiqué publié ce jeudi, le ministère de la Santé argentin a reconnu qu’il était encore impossible de confirmer l’origine exacte de la contagion. Une déclaration prudente, alors que l’affaire suscite une attention grandissante.

Au centre des recherches, un couple néerlandais considéré comme les premiers cas identifiés. Leur parcours intrigue les autorités : plusieurs mois de voyage entre l’Argentine, le Chili et l’Uruguay, avant leur embarquement à bord du MV Hondius début avril. Un itinéraire complexe, qui rend les investigations particulièrement délicates.

Depuis, les équipes sanitaires tentent de reconstituer chaque étape de leur séjour. Les provinces concernées collaborent pour cartographier précisément les déplacements du couple et identifier d’éventuelles zones à risque.

Mais ce qui inquiète surtout, c’est la difficulté à déterminer le lieu exact de l’exposition au virus.

Car l’hantavirus reste étroitement lié à certains rongeurs porteurs, notamment dans plusieurs régions d’Argentine. Les autorités ont donc décidé d’envoyer des experts sur le terrain pour capturer et analyser des spécimens dans les zones traversées par les voyageurs.

Des équipes spécialisées doivent notamment intervenir autour d’Ushuaïa et dans certaines régions patagoniennes. L’objectif : détecter une éventuelle présence du virus chez des rongeurs locaux.

Le principal suspect reste le “rat à longue queue”, connu pour transmettre la souche Andes de l’hantavirus. Problème : cette espèce ne serait pas officiellement présente en Terre de Feu. En revanche, des sous-espèces proches existeraient dans certaines zones du sud de l’Argentine et du Chili, alimentant les débats scientifiques.

Pendant ce temps, les autorités sanitaires internationales surveillent l’évolution de la situation avec attention. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé a rappelé que les voyageurs concernés participaient à un séjour d’observation ornithologique, incluant des passages dans des zones où des rongeurs porteurs du virus sont présents.

Malgré les inquiétudes, les spécialistes insistent toutefois sur un point : la situation actuelle n’est pas comparable à une pandémie émergente. L’hantavirus reste une maladie connue, surveillée depuis des années dans certaines régions d’Amérique du Sud.