Un homme déjà condamné en 2020 pour des faits d’agression sexuelle sur mineur à Nice est désormais soupçonné d’avoir commis de nouvelles violences sexuelles sur des enfants qu’il gardait comme babysitter via une plateforme spécialisée.
Le parquet de Lille a annoncé mercredi 13 mai sa mise en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineurs. Déjà condamné à cinq ans de prison dans une précédente affaire, il faisait pourtant l’objet d’une interdiction stricte d’exercer toute activité en lien avec des enfants.
Après son déménagement dans la région lilloise, il aurait néanmoins réussi à reprendre des missions de garde entre mars 2023 et décembre 2025.
L’affaire a pris une ampleur particulièrement alarmante au fil des investigations. Les enquêteurs de la brigade des mineurs de Lille ont identifié 58 enfants ayant été gardés par le suspect au sein de 55 familles différentes.
Parmi eux, 18 enfants seraient susceptibles d’avoir subi des violences sexuelles.
Selon le parquet, trois enfants pourraient avoir été victimes de viols et d’agressions sexuelles, tandis que quinze autres seraient concernés par des faits d’agressions sexuelles. Deux mineurs seraient également impliqués dans des faits qualifiés de corruption de mineurs.
L’enquête a démarré après la révélation présumée d’un viol commis sur un enfant de seulement deux ans et dix mois, gardé par le suspect via cette plateforme spécialisée.
Ce dossier soulève désormais de lourdes interrogations sur les dispositifs de contrôle entourant certaines plateformes de garde d’enfants.
Car l’homme était déjà sous le coup d’un suivi socio-judiciaire avec interdiction d’entrer en contact avec des mineurs. Le 9 janvier dernier, un juge de l’application des peines à Lille avait d’ailleurs ordonné la révocation de ce suivi ainsi que son incarcération pour deux ans après le non-respect de cette interdiction.
Mais les investigations ont rapidement mis au jour des faits potentiellement beaucoup plus graves.
Le parquet précise également qu’une autre procédure ouverte à Poitiers concernant des faits datant de 2014 dans un centre aéré a été transmise à la justice lilloise. Là encore, il est question de viols et d’agressions sexuelles sur mineur.
Lors de l’exploitation des supports numériques saisis à son domicile, les enquêteurs ont également découvert des images qualifiées par la justice “d’atteintes sexuelles sur un animal domestique ou détenu en captivité”.
Placée en garde à vue une nouvelle fois le 11 mai, la personne mise en cause aurait majoritairement exercé son droit au silence tout en contestant les accusations.
Mis en examen pour l’ensemble des faits évoqués, il a été placé en détention provisoire. Le parquet rappelle qu’en raison de son état de récidive légale, il encourt désormais la réclusion criminelle à perpétuité.








