De Paris à Montréal, les revendications de la jeunesse semblent trouver un écho commun. Jeudi 5 novembre au soir, plusieurs étudiants québécois sont descendus dans les rues de Montréal pour afficher leur soutien aux lycéens français mobilisés contre les difficultés qui touchent le système éducatif.
Sur les pancartes comme dans les slogans, un même message revient : « Même crise, même combat, la France nous montre la voie. » Une formule reprise en chœur par les manifestants, convaincus que les difficultés rencontrées de part et d'autre de l'Atlantique présentent de nombreuses similitudes.
Au Québec aussi, la réduction des budgets publics, le manque de moyens dans l'éducation et l'augmentation du coût de la vie alimentent un mécontentement grandissant.
« Nos écoles aussi s'effondrent, nos services publics s'effondrent », déplore un manifestant interrogé par franceinfo, qui estime que seules des mobilisations de grande ampleur permettront de faire reculer les politiques d'austérité.
Contrairement à la France, où les lycéens occupent une place importante dans le mouvement, la mobilisation québécoise est principalement portée par les étudiants de l'enseignement supérieur.
Leurs revendications concernent notamment l'augmentation des financements universitaires, le renforcement des aides financières et l'arrêt des coupes budgétaires.
Pour certains jeunes, la précarité n'est plus une inquiétude lointaine, mais une réalité quotidienne. Frédéric, représentant des étudiants de l'Université de Montréal, évoque notamment des camarades contraints de sauter des repas pour pouvoir payer leur loyer.
Une situation qui illustre les difficultés croissantes rencontrées par une partie de la jeunesse pour poursuivre ses études dans des conditions dignes.
La manifestation de jeudi n'était qu'un prélude à une mobilisation plus importante. Dès lundi 9 novembre, les étudiants québécois prévoient au moins cinq jours de grève pour réclamer davantage de moyens et dénoncer les politiques d'austérité.
Ce mouvement constituera un premier test face au nouveau gouvernement indépendantiste, récemment arrivé au pouvoir.
Les organisations étudiantes espèrent ainsi mesurer leur capacité de mobilisation avant d'envisager une éventuelle grève générale illimitée durant l'hiver.
À plusieurs milliers de kilomètres de la France, les étudiants québécois entendent donc poursuivre leur propre combat, tout en affirmant leur solidarité avec la jeunesse française.
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Actualité
Au Québec, les étudiants se mobilisent en soutien à la jeunesse françaiseLa colère étudiante traverse l'Atlantique. Alors que les lycéens français dénoncent le manque de moyens dans l'éducation et la précarité, leur mobilisation inspire désormais les jeunes Québécois. Jeudi 5 novembre, une manifestation de solidarité s'est tenue à Montréal, à quelques jours d'une grève étudiante de cinq jours contre l'austérité et la hausse du coût de la vie.Par A. Belize - Publié le Samedi 7 Novembre 2026 à 06:00
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