Arnaud Denis est mort mardi en Belgique, à l’âge de 43 ans. Selon son avocat, Me Philippe Courtois, le comédien avait choisi de recourir à l’euthanasie afin de mettre un terme aux souffrances qui rythmaient son quotidien depuis plusieurs années.
Son parcours médical avait basculé le 17 juillet 2023. Opéré d’une hernie à l’aine droite, Arnaud Denis s’était vu poser une prothèse en polypropylène. Dans les mois suivants, il avait fait état de multiples douleurs et d’une importante détérioration de sa santé, qu’il attribuait à cet implant.
Face à la persistance de ses symptômes, la prothèse avait finalement été retirée aux États-Unis en avril 2024. Mais selon son avocat, les troubles avaient continué à s’aggraver, au point de contraindre le comédien à abandonner son métier et de le placer dans une situation d’invalidité sévère.
Arnaud Denis avait alors transformé son expérience en combat collectif. Il avait créé « Victimes françaises des prothèses de hernies », un groupe réunissant sur les réseaux sociaux des centaines de témoignages de patients faisant état d’effets indésirables après la pose de ce type de dispositif médical.
Il avait également déposé en janvier 2026 une plainte contre X pour blessures involontaires. Celle-ci avait été classée sans suite à la fin du mois d’août pour « infraction insuffisamment caractérisée ». Une décision qu’il avait publiquement dénoncée. Son avocat a depuis contesté ce classement et déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile afin de demander l’ouverture d’une instruction judiciaire.
Quelques heures avant sa mort, Arnaud Denis avait publié un dernier message sur Facebook. Il y racontait son sentiment d’errance et d’abandon médical et présentait sa décision de recourir à l’euthanasie comme une « délivrance ». Selon son avocat, celle-ci avait été prise après des échanges avec trois médecins à Namur, en Belgique.
La question des complications liées aux prothèses de hernie fait parallèlement l’objet d’une surveillance des autorités sanitaires. L’ANSM avait reçu 75 signalements entre janvier et fin mai 2025 et annoncé plusieurs mesures, parmi lesquelles un renforcement de la matériovigilance, une étude épidémiologique et des inspections auprès des fabricants et distributeurs.
La disparition d’Arnaud Denis ne met pas fin aux démarches engagées. Son avocat affirme avoir été chargé de poursuivre son action et de soutenir sa famille, qui ne souhaite pas s’exprimer pour le moment.







