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Tennessee : l’exécution de Christa Pike échoue et entraîne la suspension des prochaines mises à mort


Christa Pike devait devenir la première femme exécutée dans le Tennessee depuis plus de deux siècles. Mais la procédure d’injection létale n’a pas abouti et la condamnée de 50 ans a dû être hospitalisée. Face à cet échec, le gouverneur de l’État a suspendu les autres exécutions prévues cette année et ordonné l’ouverture d’une enquête.


Par A. Belize - Publié le Dimanche 4 Octobre 2026 à 11:00

Christa Pike - Facebook
Christa Pike - Facebook
L’exécution de Christa Pike ne s’est pas déroulée comme prévu. Mercredi 30 septembre, après plusieurs rebondissements judiciaires et une ultime autorisation de la Cour suprême des États-Unis, la quinquagénaire devait recevoir une injection létale dans le Tennessee. La procédure a finalement échoué.

Selon ses avocats, plusieurs problèmes seraient survenus, notamment des difficultés pour accéder aux veines de la condamnée et des complications liées au produit utilisé pour l’injection. Des témoins présents sur place ont également rapporté que Christa Pike continuait à respirer après l’administration du pentobarbital. Elle a finalement été transportée dans un hôpital voisin.

Dans la foulée, le gouverneur du Tennessee a annoncé la suspension des autres exécutions programmées dans l’État pour le reste de l’année. Une enquête doit désormais déterminer précisément ce qui s’est produit et si le protocole d’exécution a été correctement appliqué.

Le cas de Christa Pike est particulièrement rare. Si son exécution avait abouti, elle aurait été la première femme mise à mort dans le Tennessee depuis plus de 200 ans. Depuis le rétablissement de la peine capitale aux États-Unis en 1976, seules 18 femmes ont été exécutées dans le pays, selon le Death Penalty Information Center.

Christa Pike avait été condamnée à mort pour le meurtre de Colleen Slemmer, 19 ans, commis en 1995 à Knoxville. Elle avait alors 18 ans. Deux autres adolescents avaient été impliqués dans cette affaire, mais aucun n’avait été condamné à la peine capitale.

Depuis plusieurs années, ses avocats contestaient sa condamnation à mort en mettant notamment en avant son parcours marqué, selon eux, par de graves violences et traumatismes durant l’enfance, ainsi que des troubles psychiatriques diagnostiqués ultérieurement. Ils estimaient que ces éléments n’avaient pas été suffisamment pris en compte lors de son procès en 1996.