Dimanche matin, de nombreux habitants de Téhéran ont cru, l’espace d’un instant, que la nuit n’était pas terminée. Pourtant, il était déjà bien après le lever du soleil. Dans le ciel, une épaisse fumée noire s’étendait au-dessus de la capitale après des frappes visant plusieurs dépôts pétroliers.
Sur l’avenue Valiasr, l’une des artères les plus longues de la ville, les voitures circulaient encore avec les phares allumés en pleine matinée. L’obscurité inhabituelle, mêlée à un ciel gris et pluvieux, donnait à la ville une atmosphère presque irréelle.
Ces images surviennent au neuvième jour de la guerre déclenchée par une offensive menée par Israël et les États-Uniscontre l’Iran. Pour la première fois depuis le début du conflit, des infrastructures pétrolières iraniennes ont été directement visées.
Selon les autorités, quatre dépôts de carburant et un site logistique ont été touchés dans la capitale et ses environs. Les frappes ont provoqué de gigantesques incendies, visibles à plusieurs kilomètres, et les flammes continuaient de brûler de longues heures après les explosions.
Au-delà des images spectaculaires, les conséquences sont bien réelles pour les habitants.
Dans certains quartiers, l’odeur de pétrole brûlé s’est installée dans l’air. Les autorités ont rapidement mis en garde contre les risques sanitaires liés aux fumées toxiques, évoquant des irritations des yeux et des voies respiratoires. Des quantités importantes d’hydrocarbures, de soufre et d’oxydes d’azote auraient été libérées dans l’atmosphère.
Dans les zones proches des explosions, les dégâts matériels sont importants. Les vitres de plusieurs immeubles ont été soufflées par le choc, tandis que des habitants nettoient leurs balcons recouverts d’un mélange de pluie et de résidus pétroliers.
La situation affecte également la vie quotidienne. La distribution d’essence a été temporairement perturbée et limitée à vingt litres par véhicule. Devant certaines stations-service, de longues files d’attente se sont formées dès le matin.
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Actualité
Téhéran sous un ciel noir : quand la guerre transforme une ville en paysage d’apocalypseAu neuvième jour du conflit qui secoue le Moyen-Orient, la capitale iranienne s’est réveillée dans une atmosphère irréelle. Des dépôts pétroliers en feu ont plongé la ville dans une obscurité inhabituelle, enveloppant Téhéran d’une épaisse fumée noire et d’une odeur persistante de brûlé. Un paysage presque surréaliste pour les habitants, soudain confrontés à la réalité brutale de la guerre.Par A. Belize - Publié le Lundi 9 Mars 2026 à 11:00
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