Le 7 juillet 2023, Robert Ménard avait refusé de célébrer le mariage d’une Française de 29 ans et de son compagnon algérien de 23 ans, alors en situation irrégulière et sous le coup d’une OQTF. Le maire de Béziers disait notamment soupçonner un mariage blanc, ce que la future épouse avait fermement contesté.
Poursuivi en justice, Robert Ménard avait refusé en février 2025 une procédure de « plaider-coupable », entraînant son renvoi devant le tribunal correctionnel. Son procès est désormais fixé au 30 septembre à Montpellier. Il encourt jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.
Pour sa défense, le maire a décidé de faire citer Bruno Retailleau comme témoin. Celui qui était alors ministre de l’Intérieur avait publiquement soutenu Robert Ménard en février 2025, estimant que la situation était incohérente et défendant une évolution de la législation concernant le mariage des personnes sous OQTF. Désormais candidat LR à l’élection présidentielle de 2027, il doit apporter son éclairage devant le tribunal.
Robert Ménard souhaitait également entendre Emmanuel Macron. En mai 2025, face au maire de Béziers sur TF1, le président de la République avait qualifié la situation d’« ubuesque » et estimé que le droit était « mal fait ».
|
Actualité
Refus de marier un homme sous OQTF : Bruno Retailleau appelé à témoigner au procès de Robert MénardLe procès de Robert Ménard s’ouvrira le 30 septembre à Montpellier. Le maire de Béziers est poursuivi pour avoir refusé, en 2023, de célébrer le mariage d’une Française avec un ressortissant algérien en situation irrégulière et visé par une obligation de quitter le territoire français. Pour assurer sa défense, l’élu a cité comme témoin Bruno Retailleau, qui lui avait publiquement apporté son soutien lorsqu’il était ministre de l’Intérieur.Par A. Belize - Publié le Jeudi 24 Septembre 2026 à 06:00
|
Les + plus lus de la semaine
|








