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Présidentielle 2027 : Marine Le Pen promet 140 milliards d’euros d’économies pour redresser les finances françaises


À quelques mois de l’élection présidentielle, Marine Le Pen dévoile les grandes lignes de son programme économique. La candidate du Rassemblement national promet 140 milliards d’euros nets d’économies d’ici 2032, tout en prévoyant au moins 30 milliards de baisses d’impôts. Son objectif : ramener le déficit public sous les 3 % dès 2030 et faire reculer la dette française.


Par A. Belize - Publié le Mercredi 7 Octobre 2026 à 11:00

Screenshot video du Live de Marine Le Pen - Facebook
Screenshot video du Live de Marine Le Pen - Facebook

Les finances publiques s’imposent déjà comme l’un des grands sujets de la présidentielle de 2027. Mardi 6 octobre, Marine Le Pen a présenté une trajectoire budgétaire qu’elle qualifie d’« exigeante », dans un contexte marqué par la hausse des coûts d’emprunt de la France et les inquiétudes des investisseurs face au niveau de la dette. 

La candidate du RN promet désormais 140 milliards d’euros nets d’économies à l’horizon 2032 par rapport à 2026, contre 125 milliards évoqués précédemment. Parmi les pistes annoncées figurent une rationalisation des dépenses de l’État ainsi que des changements concernant les retraites. Marine Le Pen affirme vouloir dégager entre 15 et 20 milliards d’euros d’économies à terme dans ce domaine et créer parallèlement un système de capitalisation. 

Mais cette réduction des dépenses s’accompagnerait aussi de baisses d’impôts. Marine Le Pen promet au moins 30 milliards d’euros d’allègements fiscaux nets, notamment à travers une diminution des impôts de production et une simplification administrative. 

L’objectif affiché est ambitieux : retrouver un équilibre primaire en dix-huit mois, faire passer le déficit public sous les 3 % du PIB en 2030, puis sous les 2,5 % à la fin du quinquennat en 2032. La dette publique, actuellement autour de 119 % du PIB, serait ramenée à 112 %, tandis que les dépenses publiques devraient passer sous la barre des 50 % du PIB. 

Pour encadrer cette trajectoire, Marine Le Pen souhaite également inscrire une « règle d’or » budgétaire dans le droit français et la soumettre à référendum. Son principe : contraindre les futurs budgets à maintenir le déficit suffisamment bas pour permettre une diminution progressive du poids de la dette.