Ce qui devait être une simple intervention esthétique s'est transformé en tragédie. À Nice, une jeune femme de 25 ans est décédée après avoir été victime d'un arrêt cardio-respiratoire dans un salon de beauté. Selon les premiers éléments communiqués par le parquet, le malaise serait survenu après l'administration de lidocaïne, un anesthésique local injecté en préparation d'une intervention de botox au niveau des fessiers.
Face à la gravité des faits, une information judiciaire a été ouverte, notamment pour homicide involontaire, mise en danger d'autrui, exercice illégal de la médecine et administration de substances nuisibles. Les investigations ont été confiées au service local de la police judiciaire.
Trois personnes sont désormais mises en examen. La femme de 36 ans qui aurait pratiqué l'injection ainsi que la responsable de l'institut ont été placées en détention provisoire. Le mari de la praticienne a également été mis en examen, mais placé sous contrôle judiciaire.
Les premiers éléments de l'enquête mettent en lumière une activité qui aurait été exercée en dehors du cadre légal. D'après le parquet, la femme ayant réalisé l'injection ne disposait ni des qualifications requises ni d'une autorisation lui permettant d'effectuer ce type d'actes médicaux. Les enquêteurs soupçonnent par ailleurs que cette activité illégale aurait débuté dès 2022.
La gérante de l'établissement a reconnu avoir elle-même pratiqué des injections par le passé avant d'y mettre un terme. Le parquet précise également que le salon ne disposait pas d'une existence administrative et fiscale conforme et qu'il avait déjà été signalé pour plusieurs irrégularités lors de contrôles précédents.
De son côté, le mari de la praticienne affirme qu'il ignorait le caractère illégal de l'activité exercée par son épouse.
Officiellement, l'institut proposait uniquement des prestations esthétiques classiques, comme les soins des ongles, des cheveux ou des cils. Pourtant, lors des perquisitions, les enquêteurs ont découvert du matériel médical, des seringues ainsi que plusieurs produits destinés à être injectés.
À ce stade, les magistrats confirment que la jeune cliente s'était rendue dans le salon pour une injection de botox. En revanche, il est encore impossible d'établir avec certitude si cette intervention est directement à l'origine de son décès. Les conclusions de l'autopsie ainsi que les analyses toxicologiques seront déterminantes pour établir les causes exactes de la mort.
Cette affaire intervient alors que les autorités sanitaires alertent depuis plusieurs années sur la multiplication des injections esthétiques pratiquées illégalement en dehors de tout cadre médical.
Le président du Syndicat national de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SNCPRE), le docteur Adel Louafi, rappelait récemment que le danger ne réside pas uniquement dans les produits injectés, mais surtout dans les conditions dans lesquelles ces actes sont réalisés. Selon lui, des personnes dépourvues de toute formation médicale pratiquent des injections avec des produits dont l'origine est parfois inconnue, exposant les patients à des risques particulièrement graves.
Le spécialiste appelait également les pouvoirs publics à renforcer les contrôles contre ces établissements proposant illégalement des actes médicaux. Il évoquait l'existence de réseaux organisés pouvant exercer des pressions sur certaines victimes, décourageant ainsi le dépôt de plaintes.
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Actualité
Nice : trois personnes mises en examen après le décès d'une jeune femme lors d'une injection esthétiqueUne intervention esthétique pratiquée dans un institut de beauté à Nice a viré au drame. Une jeune femme de 25 ans est décédée après un malaise survenu avant une injection de botox. L'affaire, qui soulève de nombreuses interrogations sur les pratiques d'injections illégales, a conduit à la mise en examen de trois personnes.Par A. Belize - Publié le Samedi 1 Août 2026 à 06:00
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