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Manifestations du 17 octobre : Emmanuel Macron promet des sanctions après les violences dans plusieurs villes


Au lendemain d'une importante mobilisation nationale, Emmanuel Macron a fermement condamné les violences qui ont éclaté samedi 17 octobre en marge des manifestations. Entre commerces pillés, bâtiments publics dégradés et affrontements avec les forces de l'ordre, plusieurs villes françaises ont été touchées. Le président de la République promet des poursuites judiciaires contre les auteurs des dégradations.


Par A. Belize - Publié le Mardi 20 Octobre 2026 à 11:00

Screenshot Video de Emmanuel Macron sur Facebook du 18 Octobre 2026
Screenshot Video de Emmanuel Macron sur Facebook du 18 Octobre 2026

La mobilisation du 17 octobre a rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes à travers la France, mais la journée a également été marquée par d'importants débordements. À Paris, Lyon, Marseille et dans d'autres villes, des violences ont éclaté en marge des cortèges, provoquant des dégradations de commerces et de bâtiments publics.

Face à ces incidents, Emmanuel Macron a réagi sur le réseau social X, affirmant qu'aucune violence ne pouvait être tolérée dans la République. Le chef de l'État a assuré que les personnes responsables des pillages, des dégradations et des attaques contre les institutions seraient poursuivies et sanctionnées.

Le président a également dénoncé les agissements de groupes violents qui, selon lui, empêchent les manifestants pacifiques de faire entendre leurs revendications.

La journée avait pourtant été marquée par une participation importante. Selon les organisations mobilisées, dont la CGT et l'Union étudiante, environ 800 000 personnes ont participé aux rassemblements organisés dans tout le pays. Le ministère de l'Intérieur avance pour sa part le chiffre de 550 000 manifestants, dont 110 000 à Paris.

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a également annoncé près de 400 interpellations et dénoncé plusieurs scènes de pillage.

À Lyon, une antenne de l'office de tourisme située en centre-ville a été saccagée puis incendiée. Les flammes se sont propagées à l'intérieur du bâtiment, tandis que les forces de l'ordre intervenaient pour disperser les groupes violents. Selon la préfecture du Rhône, les pompiers ont rencontré des difficultés pour accéder aux lieux.

À Marseille, les tensions ont également été importantes. Un commissariat de police municipale du troisième arrondissement a été pris pour cible : des vitres ont été brisées et des fumigènes lancés à l'intérieur. Des personnes ont également pénétré dans le hall de la mairie, poussant le maire Benoît Payan à demander des renforts policiers.

Dans la capitale, les autorités avaient anticipé les risques de débordements en encadrant strictement le parcours des manifestations. Les cortèges avaient été autorisés à défiler entre la place de la République et la place de Clichy, tandis que plusieurs secteurs stratégiques de Paris étaient interdits aux rassemblements.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a lui aussi condamné les violences et exprimé son soutien aux policiers et aux gendarmes mobilisés. Il a assuré que le gouvernement ne céderait pas face aux intimidations, tout en saluant l'action des forces de l'ordre.