7 Magazine Réunion, L’actualité people et lifestyle à l’île de la Réunion
7 Magazine Réun
La Région Réunion

Journée Internationale de la Culture Créole



Par La Région Réunion - Publié le Vendredi 28 Octobre 2022 à 11:53

Zordi 28 oktob, Zourné Intérnasional la kiltir Kréol. I fé depwi 1983 zourné la i égzis. In manièr rapèl anou linportans Nout Lang èk Nout Kiltir. Nou la parti Mafate, Cilaos ék Salazie pou partaz nout lamour la kiltir Kréol. Sé èk bann zartis i graf, i pinn, i skult ke nou la tas manièr fé vwayaz azot dan nout péi La Rényon. Charlie Lesquelin, François Nicole par koté Salazie Jardin d’Héva, Emma Di Orio par koté Cilaos, é Roko ék Konix dann Mafate Ilét zoranzé. Èk zot bann kréasyon, bann zartis la ni fèt lo 28 oktob dan bann sirk la, pou di komsa : « Kréol partou, toultan ».

C’est en 1983 que le vendredi 28 octobre a été déclaré « Journée Internationale de la Culture Créole ». C’est l’occasion pour nous de célébrer notre langue ainsi que notre culture créole. Nous sommes allés à Mafate, Cilaos et Salazie pour partager avec vous l’amour de notre culture créole. Nous vous faisons voyager avec des artistes peintres, sculpteurs et graffeurs à travers notre île. Charlie Lesquelin et François Nicole sont allés au Jardin d’Héva à Salazie ; Emma Di Orio à Cilaos, et Konix et Roko à l’îlet des Orangers à Mafate. C’est à travers leurs œuvres qu’ils célèbrent le 28 octobre, dans les trois cirques de l’île, comme pour dire : « Kréol partou, toultan ».

Zoom sur nos artistes :

* Charly Lesquelin est né en 1969 à La Réunion où il vit et travaille. Cet artiste accompli a commencé à étudier le dessin et a travaillé pendant 8 ans comme illustrateur publicitaire. Mais après sa première exposition en 1991, il décide de quitter son métier pour se consacrer entièrement à l'art. Il a perfectionné sa technique picturale en devenant portraitiste de rue dans le but ultime d'être peintre. Travailleur acharné, il a consacré tout son temps à la production d'œuvres personnelles, fortement inspirées de l'histoire et de la culture de son île natale.

* François Nicolle s'est tourné vers l'art et la sculpture en 2003. Ancien maçon, il décide de mettre à profit sa connaissance de la pierre. "J'ai toujours travaillé la roche pour construire des murs à sec. En 1989, j'avais déjà fabriqué deux sculptures". Sa matière première préférée, les galets que le sculpteur ramasse dans le lit de la rivière des Remparts pour leurs formes et qu'il transforme en œuvres d'art. "Je travaille sur des thèmes universels pour toucher un maximum de personnes". Plasticienne et illustratrice,

* Emma Di Orio est l’une des étoiles de Constellation, noyau familial autour duquel gravite depuis 10 ans une génération d’artistes explorant une zone de liberté entre pop culture, illustration, mode, graphisme, édition, spectacle vivant et créolité. Elle rejoint en 2021 les artistes associés des TÉAT avec deux projets en lien avec le patrimoine culturel de La Réunion. Le premier s’inscrit dans un temps court : un travail à quatre mains avec le photographe Osman Badat au sein de la galerie de Champ Fleuri à découvrir ce semestre, où Emma intervient sur une série de tirages représentant de vieilles maisons créoles de St-Denis. Le second s’inscrit dans un temps long, celui de la broderie. Tout au long de l’année, Emma Di Orio va partir à la rencontre des brodeuses de Cilaos pour faire naître un dialogue entre son imaginaire végétal fait de motifs illustrés et l’artisanat patient et nuageux de ces gardiennes du temple. Son aventure vise à la fois la transmission d’un savoir-faire patrimonial au bord de l’oubli, et la rencontre humaine et esthétique entre l’énergie d’une jeune artiste contemporaine et ces dames-zarboutan.

* Konix, pionnier du mouvement graffiti art à Saint-Denis au début des années 90, est un artiste protéiforme qui a vécu et grandi aux Camélias, cité populaire et zone d’éducation prioritaire. Dans la même logique que New York, le mouvement graffiti Réunionnais est né dans les quartiers défavorisés de la capitale. C’était le début du graffiti à la Réunion. Il s’essaie ensuite à la peinture sur toile avec peinture aérosol, pinceaux, feutres, acryliques, encres… Konix s’est fait connaître par ses graffitis paranoïaques, des tags se transformant en portrait quand on s’éloigne de la toile. Aujourd’hui, il peint toujours sur les murs avec son compagnon d’art

* Roko . Suivez en live les artistes sur : l  a




Les + plus lus de la semaine