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Jean Dujardin, submergé par l’émotion : l’adieu bouleversant à Bruno Salomone


Ce 23 mars, lors des obsèques de Bruno Salomone, l’émotion était palpable. Entouré de proches et d’amis, Jean Dujardin a pris la parole pour rendre un dernier hommage à celui qu’il considérait comme un frère. Un moment suspendu, marqué par des mots simples, sincères, et profondément touchants.


Par A. Belize - Publié le Mercredi 25 Mars 2026 à 11:00

Dans l’église Sainte-Anne de Polangis, à Joinville-le-Pont, le silence était lourd.

Quelques jours après la disparition de Bruno Salomone, emporté le 15 mars après une longue maladie, ses proches se sont réunis pour lui dire au revoir. Parmi eux, sa femme Audrey, mais aussi ses amis de toujours.

Et au premier rang, Jean Dujardin.

Leur histoire remonte à près de trente ans. Ensemble, ils avaient formé la troupe des « Nous Ç Nous », partageant leurs débuts, leurs succès, et surtout une complicité rare, forgée bien avant la notoriété.

Alors, lorsque l’acteur s’avance pour prendre la parole, l’émotion est immédiate. La voix tremble, les mots cherchent leur place. « On n’a pas du tout envie de te dire au revoir… », commence-t-il, face à une assemblée elle aussi bouleversée. Dehors, la foule est nombreuse. Une présence qui, selon lui, dit tout de l’homme qu’était Bruno Salomone.

Un homme aimé. Profondément.

Dans son discours, Jean Dujardin ne parle pas seulement de l’acteur, mais de l’ami. De son humour si particulier, de sa manière de jouer avec les mots, de cette sensibilité discrète qui faisait toute sa singularité.

Il évoque aussi ce regard qu’il posait sur les autres. Cette capacité à observer, à écouter, à comprendre — avant de transformer tout cela en personnages, en voix, en histoires. « Tu préférais parler des autres », glisse-t-il, comme une évidence.

Puis les mots deviennent plus intimes.

Il parle de ce lien qui ne disparaît pas. De cette présence que l’on continue de sentir, même après. Et de cette promesse, presque instinctive, de faire vivre sa mémoire autrement. « On va continuer cette aventure », affirme-t-il.

Dans l’église, les regards se croisent, les émotions se partagent. Il n’y a rien de spectaculaire, seulement quelque chose de profondément humain.

Avant de conclure, Jean Dujardin élargit cet hommage à ceux qui restent. À la troupe, aux proches, à Audrey, l’épouse de Bruno Salomone, qu’il intègre symboliquement dans cette famille d’amis. « On était cinq… on restera cinq. Et même six. » Des mots simples, mais chargés de sens.

Ce jour-là, il ne s’agissait pas seulement de dire au revoir. Mais de rappeler ce que Bruno Salomone avait laissé derrière lui : du rire, de la sensibilité, et surtout, des liens indéfectibles.