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Football féminin : quand le racisme vient briser l’esprit du jeu


Un quart de finale prometteur, deux clubs historiques, de jeunes joueuses pleines d’avenir… et des insultes racistes qui ont brutalement assombri la rencontre. Lors d’un match U18 entre le Stade de Reims et l’Olympique de Marseille, deux joueuses ont été prises pour cible par des propos racistes. Une affaire qui rappelle que, même dans le sport féminin, la lutte contre la discrimination reste plus que jamais nécessaire.


Par A. Belize - Publié le Jeudi 12 Mars 2026 à 06:00

 

Ce devait être un moment important pour ces jeunes joueuses : un quart de finale de la Coupe Nike U18, l’équivalent féminin de la célèbre Coupe Gambardella. Sur le terrain, le match opposant Reims à Marseille s’annonçait intense et prometteur.

Mais dans les dernières minutes de la rencontre, l’atmosphère a brutalement changé.

Selon plusieurs témoignages, deux joueuses marseillaises ont été visées par des insultes racistes venues du bord du terrain. Elles auraient notamment été traitées de « singes » par des personnes présentes dans les tribunes. Alertée par une de ses assistantes, l’arbitre a immédiatement interrompu la rencontre pour tenter de calmer la situation.

Pendant quelques minutes, le match s’est arrêté. L’émotion était palpable. L’une des joueuses ciblées, profondément choquée, a même envisagé de retourner vers les tribunes avant d’être retenue par un membre du staff.

Après une dizaine de minutes de pause, les joueuses de l’OM ont finalement décidé de reprendre le match. La rencontre s’est terminée sans nouvel incident majeur, mais le malaise était déjà installé.

Dès le lendemain, l’Olympique de Marseille a réagi avec fermeté. Dans un communiqué, le club a condamné des propos jugés « inacceptables », rappelant que le racisme n’a sa place ni dans le sport ni dans la société.

De son côté, le Stade de Reims a également exprimé son indignation et annoncé son intention de porter plainte contre les auteurs de ces insultes afin qu’ils soient identifiés.

L’affaire a rapidement pris une dimension nationale. La Fédération française de football a annoncé l’ouverture d’une procédure disciplinaire et affirmé son soutien aux joueuses victimes. L’instance a également indiqué vouloir signaler les faits au procureur de la République.

Car au-delà du cadre sportif, ces insultes peuvent relever du droit pénal. En France, les injures publiques à caractère raciste sont passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison et 45 000 euros d’amende.