Pedro Sanchez - Instagram
L'espace Schengen se retrouve au cœur d'un nouveau bras de fer européen. À compter de ce vendredi 7 août, l'Espagne instaure des contrôles temporaires dans ses ports et aéroports pour les passagers arrivant d'Italie. Une décision présentée comme une mesure de réciprocité après les restrictions mises en place par Rome quelques jours plus tôt.
Le ministère espagnol de l'Intérieur précise que ces contrôles resteront en vigueur jusqu'au 7 septembre. Ils interviennent dans un contexte de fortes tensions entre les deux pays autour de la gestion des flux migratoires, ravivées par les arrivées massives de migrants à Ceuta.
Le différend trouve son origine dans la décision italienne, annoncée le 31 juillet, de rétablir des contrôles visant certains voyageurs en provenance d'Espagne. Rome avait alors justifié cette mesure par la pression migratoire à laquelle le pays affirme être confronté, en ciblant principalement les ressortissants de pays tiers transitant par le territoire espagnol.
La Première ministre italienne Giorgia Meloni était allée plus loin en évoquant la possibilité d'une suspension de l'Espagne de l'espace Schengen, une option qui ne peut toutefois pas être mise en œuvre dans le cadre juridique européen. Face à cette escalade, les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne s'étaient réunis quelques jours plus tôt afin de réaffirmer leur attachement au fonctionnement de l'espace de libre circulation.
Avant de dévoiler sa réponse, le gouvernement de Pedro Sánchez avait tenté de convaincre Rome de revenir sur sa position. Madrid rappelait que les migrants entrés à Ceuta ne peuvent pas circuler librement dans l'espace Schengen en raison du statut particulier de l'enclave espagnole. Les autorités soulignaient également que la très grande majorité des quelque 72 000 personnes arrivées à Ceuta avaient déjà été reconduites au Maroc.
L'exécutif espagnol reproche également à l'Italie de ne plus appliquer pleinement certaines règles européennes en matière d'asile depuis plusieurs années, estimant que cette situation accroît la pression sur les autres États membres. Madrid rappelle aussi avoir fait preuve de solidarité en accueillant une partie des migrants arrivés à Lampedusa lors des précédentes crises migratoires.
Mais Rome est restée inflexible. Le gouvernement italien a confirmé qu'il maintiendrait ses contrôles, affirmant qu'il n'était pas question de céder à une quelconque pression lorsqu'il s'agit de sécurité nationale et de contrôle des frontières.
Le ministère espagnol de l'Intérieur précise que ces contrôles resteront en vigueur jusqu'au 7 septembre. Ils interviennent dans un contexte de fortes tensions entre les deux pays autour de la gestion des flux migratoires, ravivées par les arrivées massives de migrants à Ceuta.
Le différend trouve son origine dans la décision italienne, annoncée le 31 juillet, de rétablir des contrôles visant certains voyageurs en provenance d'Espagne. Rome avait alors justifié cette mesure par la pression migratoire à laquelle le pays affirme être confronté, en ciblant principalement les ressortissants de pays tiers transitant par le territoire espagnol.
La Première ministre italienne Giorgia Meloni était allée plus loin en évoquant la possibilité d'une suspension de l'Espagne de l'espace Schengen, une option qui ne peut toutefois pas être mise en œuvre dans le cadre juridique européen. Face à cette escalade, les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne s'étaient réunis quelques jours plus tôt afin de réaffirmer leur attachement au fonctionnement de l'espace de libre circulation.
Avant de dévoiler sa réponse, le gouvernement de Pedro Sánchez avait tenté de convaincre Rome de revenir sur sa position. Madrid rappelait que les migrants entrés à Ceuta ne peuvent pas circuler librement dans l'espace Schengen en raison du statut particulier de l'enclave espagnole. Les autorités soulignaient également que la très grande majorité des quelque 72 000 personnes arrivées à Ceuta avaient déjà été reconduites au Maroc.
L'exécutif espagnol reproche également à l'Italie de ne plus appliquer pleinement certaines règles européennes en matière d'asile depuis plusieurs années, estimant que cette situation accroît la pression sur les autres États membres. Madrid rappelle aussi avoir fait preuve de solidarité en accueillant une partie des migrants arrivés à Lampedusa lors des précédentes crises migratoires.
Mais Rome est restée inflexible. Le gouvernement italien a confirmé qu'il maintiendrait ses contrôles, affirmant qu'il n'était pas question de céder à une quelconque pression lorsqu'il s'agit de sécurité nationale et de contrôle des frontières.







