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Détroit d’Ormuz rouvert : le pétrole chute, un fragile répit au Moyen-Orient


Alors que le détroit d’Ormuz rouvre totalement à la circulation, les marchés réagissent instantanément. Derrière cette détente apparente, un équilibre encore précaire se dessine entre espoir de stabilisation… et tensions toujours latentes.


Par A. Belize - Publié le Samedi 18 Avril 2026 à 11:00

Au cœur d’une région sous haute tension depuis plusieurs semaines, une annonce vient soudainement apaiser — au moins en surface — les inquiétudes mondiales. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce du pétrole, est désormais entièrement rouvert à la circulation maritime.

Une décision annoncée par Abbas Araqchi, ministre iranien des Affaires étrangères, qui précise que cette ouverture sera maintenue pendant toute la durée du cessez-le-feu en cours.

Un geste fort. Et immédiatement, les marchés réagissent. Le prix du pétrole chute brutalement, enregistrant une baisse de plus de 10 %. Le baril de Brent repasse sous un seuil symbolique, tandis que les places boursières européennes saluent cette détente inattendue.

Une respiration économique. Mais aussi un signal politique.

Car cette ouverture ne vient pas seule. Elle s’inscrit dans un contexte plus large de désescalade, notamment avec un cessez-le-feu conclu entre plusieurs acteurs du conflit régional. Une trêve fragile, encore suspendue à de nombreux équilibres.

Du côté de Donald Trump, la réaction est immédiate. Le président américain se félicite publiquement de cette avancée, tout en affirmant avoir imposé à Israël une suspension des frappes au Liban. Une position forte, qui marque une volonté de contenir l’escalade.

Mais sur le terrain, la prudence reste de mise.

Au Liban, les forces du Hezbollah affirment rester en alerte, prêtes à réagir à la moindre violation de la trêve. Une manière de rappeler que si les armes se taisent, la méfiance, elle, est toujours bien présente.

Israël, de son côté, maintient une présence militaire dans le sud du pays.

Officiellement, pour des raisons de sécurité.

Officieusement, pour ne pas perdre le contrôle d’une situation encore instable.

Car derrière cette accalmie, rien n’est réellement réglé. Le détroit d’Ormuz rouvre, les marchés respirent, les annonces se multiplient… mais les tensions, elles, continuent de circuler, plus discrètement.