Pour des millions d’automobilistes, c’est peut-être la première bonne nouvelle économique de l’été.
L’accord annoncé entre les États-Unis et l’Iran, destiné à mettre fin au conflit qui secoue le Moyen-Orient depuis plusieurs mois, pourrait rapidement se répercuter sur les prix affichés dans les stations-service. Après une envolée provoquée par les tensions autour du détroit d’Ormuz, principal couloir maritime du pétrole mondial, les marchés ont immédiatement réagi à la perspective d’un retour progressif à la normale.
Selon l’économiste Philippe Chalmin, spécialiste reconnu des marchés des matières premières, les consommateurs pourraient constater les premiers effets de cette détente dans les semaines à venir.
Pour l’expert, la baisse devrait être progressive mais bien réelle.vSi les engagements annoncés par Washington et Téhéran sont respectés et que la circulation maritime reprend normalement dans le détroit d’Ormuz, les prix des carburants pourraient retrouver un niveau plus favorable aux consommateurs.
« Les Français devraient probablement passer leur été avec des prix inférieurs à deux euros le litre », estime-t-il.
Une perspective qui contraste fortement avec les craintes observées ces dernières semaines, lorsque les marchés redoutaient une interruption durable des exportations pétrolières du Golfe.
L’annonce de l’accord a déjà provoqué un recul significatif des cours du pétrole sur les marchés internationaux.
À plus long terme, Philippe Chalmin estime qu’un retour vers des prix compris entre 60 et 70 dollars le baril pourrait être envisageable d’ici la fin de l’année, soit des niveaux proches de ceux observés avant le début du conflit.
Mais l’économiste préfère tempérer l’optimisme ambiant. Pour lui, ce scénario favorable dépend encore de nombreuses conditions : la signature officielle de l’accord, sa mise en œuvre effective et surtout la réouverture complète des routes maritimes stratégiques.
Malgré l’enthousiasme des marchés, plusieurs zones d’ombre subsistent.
Le contenu précis de l’accord n’a pas encore été entièrement dévoilé et certains détails restent à clarifier. L’expert invite donc à éviter tout emballement prématuré.
Concernant le gaz naturel, la tendance devrait également être orientée à la baisse, notamment sur les marchés européens et asiatiques, même si les variations attendues semblent moins marquées que pour le pétrole.
Même en cas de retour au calme, le détroit d’Ormuz ne retrouvera probablement pas son fonctionnement d’avant-crise.
L’Iran envisage notamment la mise en place de frais destinés à financer la sécurité de la zone et la protection de l’environnement maritime. Une contribution qui resterait limitée sur le prix final payé par les consommateurs.
Pour Philippe Chalmin, le véritable enjeu n’est pas tant économique que géopolitique. La capacité de Téhéran à surveiller ou contrôler davantage le trafic maritime pourrait continuer à alimenter les tensions internationales.
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Actualité
Carburants : vers une accalmie à la pompe après l’accord entre l’Iran et les États-Unis ?Après des semaines de tensions géopolitiques et une flambée des prix de l’énergie, l’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran redonne de l’espoir aux automobilistes. Selon plusieurs experts, les tarifs des carburants pourraient repasser sous la barre symbolique des 2 euros le litre dès cet été. Une perspective encourageante, même si de nombreuses incertitudes demeurent.Par A. Belize - Publié le Mardi 16 Juin 2026 à 11:00
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