7 Magazine Réunion, L’actualité people et lifestyle à l’île de la Réunion
People

Monica Govindin, une femme libre

Conseillère Générale et future hôtesse…


Récemment encore, Monica Govindin était sur le devant de la scène politique, l’élue PCR prenant position en faveur de Didier Robert… La belle revient sur son parcours, sur ses combats, sur ses rêves, sans fausse pudeur et avec sincérité…Une femme libre Monica…


Par A P - Publié le Lundi 3 Mai 2010 à 06:21

Lors d’une période de ma vie, je manquais de repères

Monica Govindin, une femme libre
Petit retour sur son ascension, semée d’embûches, qu’elle brosse avec emphase: «Dès le collège j’ai toujours été dans l’engagement, étant systématiquement déléguée de ma classe. Lors d’une période de ma vie, je manquais de repères, mais j’ai toujours eu la chance d’avoir quatre amis qui m’ont soutenue: Julie, Laëtitia, Naïma, Julien. Nos chemins se sont séparés, mais je les garderai toujours dans mon cœur. Si je n’ai pas perdu espoir, c’est grâce à ces personnes. Ils m’ont aidée à me refixer des objectifs, j’ai eu mon Bac et j’ai fait une formation dans le tourisme en métropole… La formation de la vie…

«Rétrospectivement je vois que j’ai été instrumentalisée».

Monica Govindin, une femme libre
A 23 ans, je suis donc revenue à La Réunion. En 2002 je me suis retrouvée au cœur du combat des Emplois Jeunes au Port. J’étais alors jeune guide touristique à la Mairie du Port. Ma formation de base est effectivement le tourisme, ce qui est bien loin de la politique… Au bout d’un an, j’ai eu une proposition du PCR pour entrer en politique, suite à ma prestation à la Salle Candin…
En fait, j’étais invitée à une réunion dans laquelle les gens témoignaient, nous étions en plein conflit emplois jeunes. Chaque emploi jeune était le maillon d’une chaîne. J’étais apolitique... De par mes interventions, j’ai très vite été médiatisée et mise en avant. Après un an au PCR, j’étais propulsée en politique. Mon seul regret est que lorsque l’on arrive jeune en politique, comme moi, on ne reçoit aucune formation. Je n’avais pas de réseau non plus… Je ne connaissais que le terrain…

Monica Govindin, une femme libre
Rétrospectivement je vois que j’ai été instrumentalisée. Ils se sont dit qu’il y avait des jeunes qui montaient au créneau et qu’il fallait les utiliser. Ils avaient une volonté de mettre une femme au Conseil Municipal… La parité était dans l’air du temps… Puis ils ont vu en moi quelqu’un qui aurait pu leur faire de l’ombre et ont essayé de me dégouter. A partie de 2004, la machine était lancée contre moi… Les événements se sont ensuite enchaînés. Forte de mon engagement et du soutien de gens venus de différents horizons, j’ai continué à avancer. Et puis il y avait cette volonté de changement… Je savais ce que je voulais, en dépit des critiques que j’ai pu essuyer. J’ai fini par claquer la porte officiellement…». On connaît la suite, son soutien à Didier Robert aux régionales…

«J’ai pris beaucoup de coups en politique»

Monica Govindin, une femme libre
Monica marque une pause et reprend… «Mes valeurs sont intactes: liberté, égalité et respect. Je suis contre l’exploitation et la manipulation… J’ai 30 ans, et je veux aujourd’hui ne garder que les choses positives. J’ai croisé des gens merveilleux, beaucoup m’ont sollicitée et grâce à eux j’ai tenu le coup. Les militants pendant les campagnes sont des gens qui méritent respect et reconnaissance. J’ai pris beaucoup de coups en politique et ai dû apprendre à faire abstraction de moi-même».
Fin du chapitre politique, pour l’instant… Et Monica Govindin côté vie privée? Un grand sourire illumine tout de suite son visage. «En 2006 j’ai eu un bébé, une petite fille. Ce n’était pas facile à gérer, de consolider ma carrière politique, d’autant plus qu’une année après sa naissance je me suis séparée de son père. En même temps, j’ai été licenciée… Il m’a fallu une année pour reprendre mes repères et faire en sorte que ma fille ait tout son équilibre. Elle m’a donné beaucoup de courage. Mais ce bébé a été une révélation.
D’ailleurs, dès que j’ai eu confirmation de ma grossesse, je me suis sentie mère tout de suite. C’est une force extraordinaire pour moi, et je remercie Dieu, (NDLR: Monica est très croyante). Je crois beaucoup en moi, en ce que je suis. Je n’ai pas oublié que je sors d’une famille modeste». Implacablement le propos revient vers la politique «En politique, de plus en plus, les gens regardent le personnage, les idées, le combat. Ils veulent de vrais hommes et de vraies femmes de valeur».

«J’ai toujours rêvé d’être hôtesse de l’air»

Monica Govindin, une femme libre
Et ce rêve que Monica caresse? «J’ai toujours rêvé d’être hôtesse de l’air. J’ai eu mon diplôme et ai postulé. J’attends… Par rapport à ma fille, je suis sereine, j’ai une super nounou qui concourt à son équilibre et sur laquelle je me repose totalement… C’est «Mamie Yvette»… Je suis une maman célibataire qui s’appuie sur sa famille, sur sa nounou, et, qui, au Conseil Général, essaye d’aider les gens au mieux dans la branche sociale et insertion. Je me donne un an pour voir la suite de ma carrière politique. Je garderai toujours l’âme militante, mais pour l’instant, je m’accroche au rêve d’être navigante». N’aurait-elle pas un autre secret pour être aussi rayonnante? Monica avance une première explication «Je fais régulièrement de la gym chez Moving, ou je rencontre des gens très sympas…». N’y aurait-il pas autre chose? «Je vis une belle histoire d’amour en ce moment. C’est quelqu’un de très gentil... C’est vraiment quelqu’un à qui je tiens, je vis un conte de fée…». Puissent tous ses rêves se réaliser!

Remerciements Grand Hôtel du Lagon
Stylisme Goulam Mula
Photos Laurent Capmas