7 Magazine Réunion, L’actualité people et lifestyle à l’île de la Réunion
People

Laura,

La Kafrine de l’île Maurice


Elle est Mauricienne. Mais son cœur est à La Réunion. Là où elle trouve, d’après ses dires, «le public le plus merveilleux de l’Océan Indien et du monde». Alors elle est Réunionnaise d’adoption. La preuve: son premier album, elle l’a intitulé «Oté Kafrine»…


Par JA - Publié le Mardi 28 Avril 2009 à 23:40 | Lu 7584 fois

Laura,
On commence à la découvrir et la voir sur les scènes « soleil » de La Réunion. En tout cas, partout où il y a Alain Ramanisum, Laura est là… Car le ségatier à succès, ancien de Cassiya, est le «mentor» de la jeune femme. Celui qui, au hasard d’une scène au Zoulou Tam Tam, un pub de Peyrebère à Maurice, découvre une jeune chanteuse qu’il décide de prendre dans son groupe Ravana et d’en faire une tête d’affiche. Nous sommes en 2001. Depuis quelques années déjà, Laura Beg a quitté son école, une seule idée en tête : chanter. Une prédestination ? «Mon père était chanteur dans les hôtels mauriciens, mais il est décédé quand j’avais trois ans, explique t-elle. Déjà toute petite, je ne cessais d’écrire des chansons, je savais que je voulais faire une carrière artistique». Du côté de Grand Baie, où elle a vu le jour, les hôtels et les pubs ne manquent pas. Et les occasions de se produire sur scène non plus.

Laura,
Avec son groupe Kwacha, elle interprète un répertoire emprunté aux divas de la soul et du r’n’b : Aretha Franklin, Mariah Carey, Whitney Houston – dont « I will always love you » est sa chanson fétiche. Aujourd’hui, elle s’est plutôt spécialisée dans la variété india-océanique, ce qui lui réussit bien : en 2006, en Australie, Laura décroche « L’Étoile d’Or de la Francophonie », pour l’ensemble de ses participations sur les compilations « Suprem Séga ».

Voilà qui a dû rassurer sa maman, qui n’avait pas complètement souscrit aux choix de sa fille : « Maman appréhendait que cela ne marche pas. Quand elle a vu que je fonçais, elle a compris que ma volonté était telle que rien ne m’arrêterait. Moi, je sais aujourd’hui que j’ai réalisé mon rêve de jeune fille, et je dis à tous les jeunes : il faut croire en ses rêves… J’ai commencé en bas de l’échelle, j’espère que ma progression va continuer ! »

...