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Brick and Lace

Les divas de la Jamaïque


Elles ont effectué un court passage dans notre île pour Trace Mobile 7Magazine les a rencontrées


Par A P - Publié le Lundi 1 Juin 2009 à 20:47 | Lu 10780 fois

Brick and Lace
Avec leur hit «Love is wicked», les deux Jamaïcaines ont rencontré, chez nous et dans le monde, un grand succès auprès des jeunes. A maintenant 26 et 28 ans, Naliah et Nyanda parcourent le monde pour promouvoir leur style musical: un mélange de Dancehall et de R’N’B. Les sœurs ont posé pour des photos exclusives pour 7 Magazine, «le meilleur magazine de La Réunion», elles se racontent, en anglais please…

Brick and Lace
Quand est né votre amour de la musique?
Notre mère chantait le gospel et notre père était pianiste dans une église. Il chantait lui aussi. Nous avons grandi dans la musique. En fait, nous chantions tout le temps, les voisins devenaient fous et personne ne pouvait nous arrêter. En fait, nous serions incapable de dire quand nous avons réellement commencé à chanter.

Quel est l’élément déclencheur de votre succès?
Akon a été un mentor. Il nous a donné un coup de pouce à un moment clé. Il est en quelque sorte un parrain pour nous. Il nous a aidé en terme de visibilité. Nous gardons le contact avec lui même s’il voyage beaucoup. Mais nous avons eu différentes aides à des périodes données. C’est aussi la chanson «Love is wicked» qui nous a propulsé sur le devant de la scène.

Au début, vous étiez trois. Pourquoi votre sœur Tasha n’a pas poursuivi l’aventure Brick and Lace?
Tasha suit toujours le groupe. C’est elle qui a écrit «Love is wicked». Elle travaille encore sur des textes, mais elle a fait le choix d’être derrière la scène et de construire sa vie de famille.

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Et comment faites vous pour garder le contact avec votre famille justement?
Dieu merci, il y a skype! Nous sommes souvent sur internet pour pouvoir leur parler. Pour la promotion de Trace Mobile dont nous sommes les égéries, il nous a fallu enchaîner les voyages entre Miami, Londres, Paris et La Réunion. Nous savons qu’il y à des sacrifices à faire. Nous avons des obligations envers nos fans et ils nous le rendent bien. Mais des fois c’est dur.

Toujours en famille finalement puisque vous êtes sœurs… Vivre et travailler ensemble, n’est-ce pas difficile au bout d’un moment?
C’est sûr (rires). Nous sommes dans un bon jour aujourd’hui. Disons qu’il y a des bons et des mauvais moments.

Comment viviez-vous avant de cartonner sur les ondes?
Nous étions dans une maison très modeste. Nous sommes quatre sœurs, nous dormions toutes dans la même chambre. On allait à la plage, on mangeait du poisson. Comme tout les gens des îles je pense. On avait une bonne vie. Nous avions des amis super riches, ce qui nous rendait envieuse parfois. Mais nos parents nous donnaient tout ce que nous voulions.

Brick and Lace
Aujourd’hui vivez-vous toujours en Jamaïque? Vous voyez-vous toujours là-bas?
Nous avons une maison à Miami. Notre grande sœur est au Canada et le reste de la famille à Kingston. Nous jonglons entre les trois, sans parler des tournées et promotions à travers le monde. Mais nous sommes Jamaïcaines avant tout, donc pas question de quitter le pays.

Vos impressions sur l’île?
Incroyable, belle (en français). Les montagnes et les plages. Cela ressemble beaucoup à la Jamaïque. Il y a différentes ethnies ici, comme chez nous. On retrouve le métissage. Pour les personnes qui ne connaissent pas vos chansons.

Comment les décririez-vous?
Ce n’est pas de la dancehall pure comme on pourrait l’entendre. Cette musique est liée à la Jamaïque. C’est ce qu’on y fait principalement. Ce que nous faisons nous, c’est une fusion entre la dancehall et le R’n’B.

Est-ce un style musical uniquement pour les jeunes?
C’est une musique pour tous. Chacun y trouve ce qu’il recherche en fonction des chansons, mais la musique est universelle. Nos parents ne sont pas vraiment fans de dancehall cela dit. Notre mère, qui est New-Yorkaise, ne comprend pas cette musique. Elle a grandi avec Barbara Streisand et les Bee Gees. Son oreille est trop sophistiquée.

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Quels sont vos projets d’avenir?
A chaque fois que nous avons programmé quelque chose, ça ne s’est jamais passé comme nous l’espérions. Ce qui compte, c’est le chemin, pas la destination. Nous envisageons de chanter avec d’autres artistes. Nous découvrons ce qui se fait en France en matière de hip-hop et de dancehall. Mais pour l’heure, aucun album n’est en préparation.

Les journalistes doivent vous poser les mêmes questions dans chaque pays. N’en n’avez-vous pas assez?
C’est très ennuyeux. Il faut répéter chaque fois les mêmes choses. Mais nous devons tout le temps nous souvenir que nous voyons ces gens pour la première fois. C’est comme rencontrer un nouvel ami qui cherche à vous connaître. C’est un processus auquel nous nous plions. ­­­

L.S.
Photos Laurent Capmas

Brick and Lace

Nyanda et Nailah Thorbourne de leurs vrais noms, sont nées et ont grandi en Jamaïque. Elles sont repérées lors du Reggae Sunsplash Festival de Kingston et finalement ont signé avec Akon sur son label Kon Live. Aujourd’hui considérées comme les divas de la Dancehall, elles enflamment les ondes radiophoniques et créent un véritable phénomène auprès de la jeunesse
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